Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

As Sahaba

  • : As Sahaba - Les Compagnons du Messager d'Allah صلى الله عليه و سلم
  • As Sahaba - Les Compagnons du Messager d'Allah صلى الله عليه و سلم
  • : السلام عليكم ورحمة الله وبركاته - Voici un bref aperçu de la vie des Compagnons du Messager d'Allah صلى الله عليه و سلم Mais aussi de certains Tabi’in et Tabi’Tabi’ines et des 3oulema de ahlu sunnah wa jama3a
  • Contact

Catégories

Sans-titre-1.jpg

Sans-titre-2.jpg

Sans-titre-5-copie-1.jpg

Sans-titre-4.jpg

Sans-titre-5-copie-2.jpg

13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 23:55

 

 

Son nom et sa généalogie

Il se nomme Abou 'Amr 'Othman Ibn 'Affan Ibn Abi l-'As. Sa mère est 'Arwa Bintou Kariz et son arbre généalogique rejoint celui du Prophète à 'Abdou Manaf.

 

Sa naissance

Il est né à At-Tâif, six ans après l'année de l'éléphant.

 

Sa conversion (-13 H. ; 39 ans)

Il fut parmi les premiers convertis à l'Islam, par Abou Bakr, que Dieu les agréé tous deux. Il avait à ce moment-là trente neuf ans.

 

Ses combats dans la voie de Dieu (تعالى)

Il assista à tous les grands évènements avec le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) sauf la bataille de Badr car sa femme Rouqayya (رضي الله عنها) était malade. Ainsi le Prophète lui ordonna de rester à son chevet à Médine ; il le compta cependant parmi les participants à la bataille de Badr et lui donna sa part du butin.

 

Son éléction en tant que calife (23 H.)

Il lui fut prêté serment comme successeur à la tête des musulmans trois nuits après l'enterrement de 'Omar Ibn l-Khattab, que Dieu l'agrée.

Arrive l'heure de la prière de l'aube. Après l'avoir accomplie, Ibn Awf envoie quérir tous les Emigrants et les Auxiliaires présents à Médine, tous les chefs des armées - ils étaient venus accomplir le pèlerinage à la Mecque avec le défunt calife Omar - et tout ce monde se réunit dans la mosquée du Prophète.

Ibn Awf déclare alors qu'après avoir consulté les gens, il a constaté "qu'ils ne considèrent personne comme étant du même niveau que 'Othmân".

Il fait alors allégeance à ce dernier, et les responsables présents la lui font eux aussi (Al-Boukhâri 7207). Alî aussi lui fait allégeance (Al-Boukhâri n°3700).

 

Les expeditions qu'il envoi

Beaucoup de pays furent conquis à son époque, comme l'Arménie et la Tripoli occidentale.

'Othman prépara une armée pour la conquête de l'Ifriqiya - l'actuelle Tunisie -. Le roi de cette région était Jarjir, un représentant de Héraclius à qui il envoyait chaque année un tribut. Lorsque ce roi apprit la nouvelle,

il réunit une armée de cent vingt mille hommes et vint à la rencontre des musulmans à Soubaytoulah, la capitale de son royaume. Ils l'appelèrent à l'Islam ou à payer la jizyah mais il fit preuve d'orgueil.

Puis 'Othman envoya 'Abdoullâh Ibn z-Zoubayr avec des soldats en renfort. Jarjir eut vent de l'arrivée des renforts et prit peur. Les affrontements commencèrent, la bataille fit rage. Ils prirent d'assaut les campements romains et les mirent en déroute,

beaucoup d'entre eux furent tués. 'Abdoullâh Ibn z-Zoubayr tua Jarjir, conquit Soubaytoulah, puis les habitants de l'Ifriqiyah demandèrent la paix moyennant deux millions cinq cent mille dinars.

 

Les problèmes qu'Il dû affronter en tant que calife

C'est durant le califat de notre maître 'Othman, que Dieu l'agrée, que commençèrent les critiques vis-à-vis des gouverneurs qu'il avait nommés dans différentes contrées. Les gens reprochaient des erreurs de la part des gouverneurs et les amplifiaient; ces propos se propagèrent entre certains résidents de ces contrées qui commencèrent à parler à haute voix d'oppression et d'injustice de la part des gouverneurs mis en place par 'Othman dans les différentes contrées et régions.

Ces paroles finirent par parvenir aux plus grands compagnons à Médine. Ils parlèrent à 'Othman en lui demandant de révoquer certains gouverneurs afin de faire cesser cette dissension. Alors 'Othman envoya des observateurs dans les différentes contrées qui lui rapporteraient les informations réelles. Entre autres, il envoya Mouhammad Ibn Maslamah à Koufa,

Ousama Ibn Zayd à Bassora, 'Abdoullâh Ibn 'Omar au Cham et 'Ammar Ibn Yasir en Egypte. Ils partirent et revinrent en disant : " Nous n'avons rien vu de blâmable".

Les instigateurs pervers de la dissension cachaient intérieurement ce qu'ils recélaient de fourberies dans le cœur, ils faisaient croire aux gens qu'ils voulaient faire apparaître la vérité et la justice. Leur leader dans cette affaire était 'Abdoullâh Ibn Saba connu sous le nom de " Ibn as-Sawda".

C'était un juif d'Irak, montrant hypocritement l'apparence de l'Islam dans le but de semer la dissension et la division dans la communauté musulmane.

Lorsque les gens de Bassora le démasquèrent, ils l'expulsèrent de cette ville,

il se rendit alors à Koufa puis au Cham, d'où il fut de nouveau expulsé. Ibn Sawda se dirigea vers l'Egypte et s'y implanta. C'est là-bas que le nombre de ses adeptes augmenta. Sa nuisance envers 'Othman redoubla car son but était de faire diverger la parole des musulmans.

Les cerveaux de l'intrigue n'ont aucun scrupule pour parvenir à leurs objectifs : ils n'hésitent pas à écrire des faux qu'ils signent du nom d'illustres compagnons et qu'ils envoient à des gens pour les soulever. Ils prétendront ainsi que Alî leur a écrit une lettre critiquant 'Othmân.

Alî s'exclamera : "Par Dieu je ne vous ai jamais envoyé de lettre".

Pareillement, alors que Masrûq reproche à Aïcha d'avoir écrit aux gens pour les soulever contre 'Othmân, elle proteste et dit : "Par Celui en qui les croyants ont foi et que les incroyants renient, je ne leur ai pas écrit une seule lettre !".

Il met en place dans chaque grande ville un registre public destiné à recevoir les doléances des administrés, il invite ceux qui ont des plaintes à venir les faire entendre lors du pèlerinage; mais il refuse que pour le défendre on entreprenne quelque chose susceptible de faire couler le sang.

Mu'âwiya lui proposera d'envoyer une petite armée assurer l'ordre à Médine car celle-ci pourrait être la proie de ceux dont on sent bien qu'ils sont en train de faire naître une lame de fond. 'Othmân refuse. Plus tard d'autres compagnons lui proposeront de le défendre contre les insurgés. 'Othmân refusera encore de faire le premier des pas qui feront couler le sang.

 

Sa maison prise en siège pendant 40 jours

Les critiques se multiplièrent ainsi que les on-dits à Médine. Les chefs meneurs de la dissension contactèrent leurs adeptes dans les différentes villes, leur disant de se présenter à Médine. Ces derniers entrèrent à Médine sous le prétexte du pèlerinage, en cachant leur complôt visant à porter atteinte à 'Othman, que Dieu l'agrée.

'Othmân leur demande : "Que voulez-vous ?"
Ils font part de leurs exigences, et 'Othmân finit par s'engager à les respecter : il y a notamment le fait de ne plus nommer que les gens que ces insurgés estiment dignes des postes administratifs; il y a aussi le fait de répartir les recettes fiscales de façon égale. Pour leur part les insurgés prennent l'engagement de reconnaître son autorité en tant que calife.
Ils repartent alors de Médine satisfaits, mais bientôt ils interceptent un cavalier porteur d'une lettre signée de 'Othmân qui demande au gouverneur d'Egypte de mettre à mort les insurgés.

Ils reviennent alors à Médine. Des insurgés viennent rencontrer Alî et lui disent qu'ils vont se soulever contre 'Othmân et qu'il doit les aider dans cette entreprise. Devant son refus, ils lui disent : "Eh bien pourquoi nous as-tu donc envoyé la lettre ?
- Par Dieu je ne vous ai jamais envoyé de lettre !" proteste Alî.
Les insurgés vont demander des explications au calife 'Othmân. Celui-ci jure ne pas être à l'origine de la missive qu'ils ont interceptée. Ils lui demandent alors de leur remettre Marwân Ibn al-Hakam, son secrétaire. 'Othmân refuse . Les insurgés assiègent 'Othmân dans sa maison.

Ils l'assiégèrent durant quarante jours, allant jusqu'à l'empêcher de se procurer de l'eau. 'Ali se mit en colère et fit apporter de l'eau, puis envoya Al-Haçan, Al-Housayn et un groupe de fils des compagnons monter la garde devant la maison de 'Othman, craignant qu'on la prenne d'assaut.

Les rebelles attaquèrent en se ruant sur la porte de 'Othman, mais ils en furent empêchés par Al-Hasan, Al-Housayn, Az-Zoubayr, Talha et d'autres, puis ils escaladèrent les murs et prirent d'assaut la maison en passant par la maison de 'Amr Ibn Hazim et ceux qui gardaient la porte ne s'en aperçurent pas.

Mouhammad Ibn Abi Bakr entra et parla avec 'Othman, alors 'Othman lui dit : "Si ton père Abou Bakr te voyait il n'accepterait pas cela", alors il eu honte et sortit en regrettant.

Il a refusé les trois propositions de Al-Mughîra Ibn Su'ba dont l'une est d'employer la force pour combattre les insurgés présents à Médine (Ahmad n°451).

Quant à ces insurgés, 'Othmân leur dit : "Si vous me tuez, alors vous ne pourrez plus vous aimer les uns les autres, vous ne prierez plus sous la direction des uns et des autres et vous ne serez plus unis face à vos ennemis". (At-Tabarî)

'Othmân rappelle aux insurgés que le Prophète a interdit de verser le sang de l'homme, sacré par nature, sauf dans des cas précis; or aucun de ces motifs n'est présent en lui; "Pour quelle raison allez-vous donc me tuer ?" questionne-t-il

(At-Tirmidhî n°2158, Abou Dâoûd n°4502, An-Nasâi n°4019, Ibn Mâja n°2533).

'Othmân leur rappelle aussi que, du temps du Prophète, alors que les musulmans devaient auparavant acheter leur eau, il a, sur la demande du Prophète, acheté et offert aux musulmans le puits de Rûma à Médine et qu'aujourd'hui les insurgés lui interdisent de bénéficier de l'eau de la ville ; qu'il a acheté une parcelle de terrain pour la joindre à celle de la mosquée du Prophète et qu'aujourd'hui ils lui interdisent d'accomplir ne serait-ce qu'une prière dans cette même mosquée ; qu'un jour, alors que le Prophète,Abou Bakr, Omar et lui-même se trouvaient sur une colline de la Mecque, que celle-ci avait eu une secousse et que le Prophète avait alors dit à la colline de se tenir tranquille car elle portait un Prophète, un juste et deux martyrs. Ses ennemis ayant reconnu tout ce qu'il leur dit, 'Othmân s'exclame :

"Allâhu Akbar ! Ils sont témoins, en ma faveur, par le Seigneur de la Kaaba, que je suis martyr !".  (At-Tirmidhî n°3703, An-Nasâi 3608)

Sa mort (35 H. ; 81 ans)

Puis, les effrontés semeurs de discorde entrèrent chez lui et l'un d'entre-eux le frappa de son sabre, sa femme Na'ilah se précipita sur lui et eut les doigts de la main sectionnés, puis ils le tuèrent, l'insurrection fit rage et la maison fut pillée.

Il est mort le vendredi 18 de Dhou l-Hijja en l'an 35 H, à 81 ans. Son califat dura douze ans moins un jour.

'Othman, que Dieu l'agrée, avait dit avant son assassinat : "Hier, j'ai vu le Messager de Dieu en rêve ainsi que Abou Bakr et 'Omar qui m'ont dit : Patiente, car tu déjeunera auprès de nous la nuit prochaine".

 

Son enterrement

 Il resta dans sa maison trois jours puis Hakim Ibn Houzam et Jabir Ibn Mout'am vinrent auprès de 'Ali qui les autorisa à préparer ses funérailles et à l'enterrer, il fut enterré entre al-maghrib et al-'icha dans un jardin que 'Othman, que Dieu l'agrée, avait acheté et qu'il intégra au cimetière de Baqi'ou l-Gharqad.

 

Sa description physique

 Il était de taille moyenne, avait un beau visage, blanc avec une rougeur, sur lequel apparaissaient des cicatrices suite à la variole. Il avait la barbe épaisse, les épaules larges, les bras longs et recouverts de poils.

 

Ses mérites

On rapporte au sujet de Abou Musa Al Ash'ari (رضي الله عنه) qu'il dit : "Si Dieu veut du bien à mon frère. Il le fera venir à cette heure".
Juste à ce moment quelqu'un fit bouger la porte. Je dis : "Qui va là?"
Il dit : "'Othmàn Ibn 'Affàn".
Je dis : "Attends un peu!" Je partis l'annoncer au Prophète (
صلى الله عليه و سلم) qui dit :

"Laisse-le entrer et annonce-lui le Paradis ainsi qu'une épreuve qui le touchera".

Je revins et dis : "Entre! Le Messager de Dieu t'annonce le Paradis ainsi qu'une épreuve qui te touchera".
Il entra et, ayant trouvé ce côté de la margelle déjà occupé, s'assit sur le côté d'en face". (Al-Boukhâri, Mouslim)
 

Selon 'Âicha (رضي الله عنها) : "Le Prophète était assis avec une cuisse découverte, Abou Bakr lui demanda permission d'entrer et il lui accorda sans changer de position, ensuite lui demanda 'Omar et il lui accorda sans changer de position, ensuite lui demanda 'Othmân et il recouvrit sa cuisse.

Quand ils sont sortis je lui est demandé : "Ô Messager de Dieu, Abou Bakr et 'Omar t'ont demandé la permission d'entrer et tu leur a accordé sans changé ta posture; mais quand te l'a demandé 'Othmân tu t'es recouvert" ?

Il dit : "Ô 'Âicha, ne devrais-je pas avoir honte d'un homme duquel, par Dieu, les anges ont hontes de lui"".(Ahmad, Al-Boukhâri en a également parlé)

 

Complément : Cours en 3 parties par le frere Hassan Abu Asma

 

http://www.ahl-al-athar.com/index.php/hassan-abou-asma/sahabas-les-compagnons/111-uthman-ibn-affan-qu-allah-l-agree.html

Repost 0
9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 19:30

Zayd Ibn Haritha -radhi Allahu 'anhu-

 

 

Son nom et sa généalogie

Il s'appelle Zayd Ibn Hâritha Ibn Shurâhîl Ibn Ka'b Ibn 'Abd Al-'Uzzâ Ibn Umru' ul-Qays Al-Ka'bî.

Son enlévement (8 ans)

Zayd, étant âgé de huit ans, fut amené par sa mère, Sa'dî bint Tha'laba à la visite de sa tribu, les Banû (Ma'in). Sur leur chemin et tout près de leur destination, ils furent surpris par les Banû (Al-Qayn) qui firent razzia sur eux et enlevèrent les biens, les chameaux et les enfants.

Sa vente

Zayd fut proposé à la vente lors de la foire de 'Ukâzh, tenue par les Arabes à La Mecque durant les mois sacrés où l'on vendait toutes sortes de marchandises et l'on faisait de la poésie. Il fut acheté par l'un des maîtres de Quraych, à savoir Hakîm Ibn Hizâm ibn Khuwaylid, le neveu de Khadîja bint Khuwaylid (que Dieu soit satisfait d'elle).

Il se retrouve chez le Prophète (صلى الله عليه و سلم)

Hakîm en fit don à sa tante, Khadîja. Celle-ci, ayant eu l'honneur de s'être liée au Prophète (صلى الله عليه و سلم), lui en fit don à son tour. A cette époque, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) n'avait pas encore reçu la mission prophétique.

Zayd se réjouissait auprès du Prophète (صلى الله عليه و سلم) et lui vouait un profond amour qui était réciproquement partagé.

Sa prédilection pour le Prophète

Son père, Hâritha Ibn Charâhîl eut vent de la présence de Zayd à La Mecque. Accompagné de son frère Ka'b, il s'y rendit, avec un tas d'argent pour affranchir son fils. Cependant, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) refusa de percevoir cet argent et leur dit  : Ne vous suggérai-je pas une autre idée qui voudrait mieux que la rançon?
- Si, laquelle?, répondirent-ils.
- Qu'on lui offre le choix.
- Si son choix porte sur vous, et bien il sera à vous sans rançon. Et s'il préfère rester en ma compagnie, par Dieu, je donnerai mon consentement à sa décision, dit le Prophète.
- Que vous êtes très équitable!, dirent-ils. Mais, Zayd donna sa prédilection pour le Prophète (
صلى الله عليه و سلم), ce qui rendit son père et son oncle perplexes. Et son père de lui dire  : Malheur à toi ô Zayd!
- Préfères-tu la servitude à tes parents?!

- Je suis très attaché à cet homme et je ne peux jamais s'en séparer, dit Zayd. Aussitôt que celui-ci eut achevé ses paroles, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) le prit par la main et l'amena à la Maison Sacrée.

En se tenant au Sanctuaire, il (صلى الله عليه و سلم) déclara au su et au vu de Quraych  : Ô les gens de Quraych! Témoignez que désormais Zayd est mon fils adoptif et mon héritier.

Ainsi, le père et l'oncle de Zayd donnèrent celui-ci de bon cœur au Prophète (صلى الله عليه و سلم) et retournèrent chez eux en toute quiétude.

Dès ce moment, Zayd fut connu sous le nom de Zayd Ibn Muhammad, jusqu'à l'avènement de l'islam qui prohibait l'adoption par la révélation de ce verset  : "Appelez-les du nom de leurs pères". Ainsi fut-il dès lors appelé Zayd Ibn Hâritha.

Sa conversion

Il est le premier homme à embrasser l'islam après 'Alî Ibn Abî Tâlib.

L'accompagnement du Prophète (صلى الله عليه و سلم) à At-Tâif

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم), en compagnie de son esclave affranchi Zayd Ibn Hârithah et marchant à pieds aller et retour, se rendit à Tâif, localité située à environ 111 km de la Mecque.

Il appelait à l'Islam les tribus qu'il croisait sur son chemin mais aucune ne lui répondit. Arrivé à Tâif, il choisit trois frères parmi les chefs de la tribu des Tâifiens à savoir Abd Yâlil,

Masaoud et Habib les trois enfants de Amr Ibn Omair Ath-Thakafi. il s'installa parmi eux, les appela à Dieu et à assister l'Islam.
Le premier dit qu'il allait déchirer le voile de la Ka'ba si Dieu l'avait envoyé.
Le deuxième dit :

"Dieu n'a-t-il pas trouvé un autre messager que toi?».
Le troisième dit :

"Par Dieu, je ne te parlerai jamais. Si tu étais un Messager tu n'aurais pas besoin que je te réponde par la parole. Si tu mentais contre Dieu, il ne conviendrait pas que je te parle».

Sur ces mots, le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) se leva et leur dit : "Puisque vous refusez, taisez-vous à mon sujet».

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) séjourna pendant dix jours parmi les gens de Tâif. Au cours d'une telle période, son appel n'épargna aucun des notables de la localité.

Ceux-ci lui répondirent : "Sors de notre pays!». Ils incitèrent contre lui les sots et les stupides. Au moment où le Prophète (صلى الله عليه و سلم) allait sortir,

 

les sots et les esclaves le suivirent, l'injuriant et lui criant dessus au point d'ameuter les gens autour de lui. Organisés en deux rangs, ils se mirent tous à lui jeter des pierres et à lui adresser des grossièretés. Ils lui jetèrent des pierres aux tendons au point que ses chaussures fussent teintées de sang.

Zayd Ibn Hâritha s'offrait en bouclier pour le protéger mais fut blessé à la tête. Les sots et les stupides ne cessèrent de le suivre et de l'acculer au point de le contraindre à aller vers un jardin appartenant à Otba et à Chayba les deux enfants de Rabîa à 5,5 km de Tâif. Après que le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) se fût réfugié dans ce jardin, les gens s'en retournèrent. Alors, il alla jusqu'à un cep de vigne et s'asseya à son ombre, adossé à un mur.

Sa mort (8 H)

En l'an 8 de l'Hégire, lors de la bataille de Mû'ta, Zayd Ibn Hâritha (رضي الله عنه) fut le commandant en chef de l'armée musulmane qui comptait 3000 guerriers. Dès l'arrivée de l'armée à Maan (en Jordanie),

l'empereur byzantin, Héraclius lui opposera une armée de 100.000 combattants auxquels s'étaient joints 100.000 autres guerriers parmi les polythéistes arabes. Zayd (رضي الله عنه) fut mis à mort et fut par la suite remplacé par Ja'far Ibn Abou Tâlib qui fut bientôt tué. Puis,

Abdoullah Ibn Ruwâha prit le commandement mais fut également exécuté. Le choix des musulmans tomba donc sur Khâlid Ibn Al-Walîd qui préféra la retraite pour sauver les restes de l'armée.

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) fut tellement chagriné et désolé pour l'exécution de Zayd et de ses compagnons et versa de chaudes larmes sur la perte de cette personne qui lui était si chère.

 

Repost 0
9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 00:43

Abdullah Ibn Masoud -radhi Allahu 'anhu-

(mort 32 H)

Hhhh

Sa généalogie : 

Les gens l'appelaient Ibn Umm 'Abd ce qui signifie "Le fils de la mère d'un serviteur" ; son véritable nom était Abdullâh tandis que son père s'appelait Mas'oûd.

 

Sa conversion :

Un jour alors qu'il veillait sur le troupeau d'Uqbah Ibn Muayt, il aperçut deux hommes d'âges moyens et aux allures vertueuses se diriger vers lui.

Manifestement, ils semblaient très fatigués. Ils avaient tellemement soif que leurs lèvres et leurs gorges étaient bien sèches. Ils s'approchèrent de lui, le saluèrent et lui dirent :
- "Jeune homme, peux-tu traire une de ces brebis pour nous afin que l'on puisse étancher notre soif et reprendre quelques forces"?

- "Mais je n'y suis pas autorisé" répliqua le jeune garçon et de poursuivre : "Les brebis ne m'appartiennent pas, ma responsabilité ne se limite qu'à leur garde".

Les deux hommes n'ont alors pas cherché à argumenter avec lui, malgré leur forte soif ; ils furent ravis de cette franchise spontanée, et la satisfaction s'exprima sur leurs visages...


Ces deux hommes étaient le Prophète (
صلىالله عليه و سلم) lui-même et son compagnon Abou Bakr As-Siddîq (رضيالله عنه). Ce jour-là, ils avaient emprunté les pistes montagneuses de La Mecque pour échapper aux violentes persécutions orchestrées par les Qouraychites.

Le jeune garçon fut impressionné par le Prophète et de son compagnon, et, très vite, il s'attacha à eux. Il ne tarda pas à embrasser l'islam et se proposa d'être au service personnel du Prophète.

 

Son prêche dans la voie de Dieu :

Un jour alors que les compagnons du Prophète - Que la Paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui - étaient rassemblés à La Mecque en nombre limité, affaiblis et opprimés, ils dissertaient sur le fait que les Quraïshites n'avaient toujours pas eu l'occasion d'écouter la récitation du Coran d'une façon publique et à haute voix.
- "J'irai le leur réciter" ! dit Abdullâh Ibn Mas'oûd alors volontaire.
- "Mais nous craignons qu'il ne t'arrive quelque chose" ! lui dirent-ils. Nous préférerons une personne appartenant à un clan susceptible de le défendre contre leurs attaques.
- "Accordez-le-moi", insista Abdullâh Ibn Mas'oûd qui invoqua Dieu en ces termes : "Allâh protége-moi et garde-moi de leur mal".

De ce pas, il se dirigea vers la Mosquée jusqu'au niveau du Maqâm d'Ibrahim soit à quelques mètres de la Ka'bah.
Pendant que le disque solaire commençait à illuminer la Ka'ba autour de laquelle les Quraïshites s'étaient dispersés, Abdullâh alla se placer à hauteur du Maqâm et commença alors sa récitation de sourate Ar-Rahmân....


Pendant qu'il enchaînait les versets les Quraïshites tendirent l'oreille attentivement, puis s'interrogèrent : "Qu'est-ce que Ibn Umm Abd est en train de raconter ? Malheur à lui ! Il est en train de réciter ce que Muhammad a apporté !"
Ils se jetèrent alors sur lui et une pluie de coups s'abattit sur son visage. Cependant, cette agression ne l'empêcha pas dans sa constante récitation jusqu'à ce qu'il retourne auprès de ses compagnons, le visage tout ensanglanté.

- "C'est ce que nous craignions pour toi" ! dirent-ils.
- "Par Dieu", dit Abdullâh, "les ennemis de Dieu n'étaient pas plus à l'aise que je ne l'étais à ce moment précis. Si vous le souhaitez, je recommence demain".
- "Tu en as déjà fait assez", répondirent-ils, "tu leur as fait écouter ce qu'ils détestent".

Sa science :

Un homme interpella Omar Ibn Al Khattab qui se trouvait alors dans la plaine d'Arafat :

"Ô Amir al-Mûminîn (Commandeur des Croyants) ! je reviens de Kûfah [cité irakienne] où un homme est en train de retranscrire le Coran en se basant sur sa mémoire".
'Omar se fâcha et, tout en fumant de colère, entreprit les cents pas auprès de son chameau.
- "Quelle est l'identité de cet homme ? demanda 'Omar.
- "Abdullâh Ibn Mas'oûd", répondit l'homme.
Alors la colère de 'Omar s'estompa et il retrouva son calme.
- "Malheur à toi, dit-il à l'homme, par Dieu, je ne connais aucun homme qui ne soit aussi doué dans cette matière que lui. Une nuit le Messager de Dieu - Que la Paix soit sur lui - était en train de s'entretenir avec Abou Bakr au sujet de la situation des musulmans, moi-même j'étais avec eux.

Lorsque le Prophète décida de partir, nous l'avons aussi raccompagné. Nous avions traversé la mosquée où se trouvait un homme debout en pleine prière que nous n'avions [au départ] pas reconnu. Le Prophète s'était alors arrêté afin de l'écouter puis il se retourna et [nous] dit : "Quiconque désire réciter le Coran dans le même style de splendeur lorsqu'il était en train d'être révélé alors qu'il le récite dans le même style de Ibn Umm 'Abd".

Après sa prière 'Abdullâh s'était assis et commença à faire ses invocations, puis le Prophète - Que la Paix soit sur lui - dit alors : "Implore et tu seras exaucé, implore et tu seras exaucé". 'Omar poursuivit : "Je me suis dis que je devais absolument voir Abdullâh Ibn Mas'oûd pour lui annoncer l'heureuse nouvelle que venait de prononcer le Prophète à son sujet, je voulais lui dire que ses invocations étaient exaucées.

C'est ce que j'allais faire mais je me suis rendu compte que Abou Bakr m'avait devancé et lui avait annoncé la nouvelle. Par Dieu, je n'ai jamais encore réussi à devancer Abou Bakr lorsqu'il s'agit de réaliser une bonne action".

Il a dit une fois : "Par Lui, en dehors Duquel il n'y a nul Dieu, aucun parmi les versets révélés du livre de Dieu ne me sont connus sans que je sache le lieu et les circonstances dans lesquelles leurs révélations s'étaient prononcées. Par Dieu, si je m'aperçois qu'il existe une seule personne qui puisse en connaître davantage sur le livre de Dieu, de toutes mes forces je ferai en sorte de ne pas la lacher".

Une fois au cours d'une de ses grandes sorties en tant que Calife, Omar Ibn Al Khattab croisa une caravane que l'obscurité de la nuit empêchait de distinguer convenablement.

'Omar ordonna à l'un de ses membres de saluer la caravane et il se trouvait que Abdullâh Ibn Mas'oûd en faisait partie…
- "D'où venez-vous" ? Interrogea 'Omar.
- D'une vallée très profonde [fadj 'amîq], répondit la caravane. ("fadj 'amîq" est une expression coranique).
- "Et où allez-vous comme ça" ? demanda 'Omar.
- A l'Ancienne Demeure [bayt 'atîq]", fit de nouveau écho la caravane ("al-bayt al-'atiq" est une expression coranique).
- "Une personne savante ('âlim) doit très certainement vous accompagner", dit 'Omar qui chargea un homme de demander à la caravane : "Quelle partie du Coran est la plus majestueuse" ?

- {Allâh, point de divinité à part Lui, le Vivant, Celui Qui Subsiste par Lui-même. Ni sommeil et ni somnolence ne Le saisissent, […]},

répondit l'interrogé, citant par-là le verset du Trône. (2/255).
- "Quelle partie du Coran est la plus limpide en terme de justice" ?

- {Certes, Dieu commande l'équité, la bienfaisance et l'assistance aux proches ...} (16/90),

répliqua toujours l'interrogé.
- "Quel est l'un des principaux enseignements du Coran" ?

- {Quiconque fait un bien fût-ce du poids d'un atome, le verra, et quiconque fait un mal fût-ce du poids d'un atome, le verra.} (99/7-8)

- "Quelle partie du Coran met en exergue un formidable espoir" ?

- {Dis : "Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde de Dieu. Car Dieu pardonne tous les péchés. Oui, c'est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux}. (39/53)

- C'est là que 'Omar demanda : "Abdullâh Ibn Mas'oûd ne serait-il pas parmi vous" ?
- Par Dieu, oui, répliqua l'homme de la caravane.

Notre maître 'Abdoullâh Ibn Mas'oûd fut grandement influencé par la méthodologie de notre maître 'Omar Ibn Al-Khattâb dans la recherche, la déduction subtile des lois, l'Ijtihâd par l'opinion dans l'absence d'un texte du Coran et la Sunnah, avec une grande rigueur dans l'authentification du Hadîth.

 

Son émigration à Koufa en Irak :

'Abdoullâh Ibn Mas'oûd s'installa dans la ville de Koufa après sa construction sous le Califat de notre maître 'Omar Ibn Al-Khattâb, que Dieu l'agrée, en l'an 17 A.H.

 

Ses élèves :

Parmi les plus remarquables des disciples d'Ibn Mas'oûd, que Dieu l'agrée, nous pouvons citer des juristes brillants comme 'Ubaydah Ibn Qays As-Salmâni, 'Alqama Ibn Qays An-Nakh'i au sujet duquel son sheikh, Ibn Mas'oûd dit : "je ne connais une chose sans que 'Alqamah la connaisse ". De même nous pouvons citer Shurayh Al-Kindi qui présida la Justice à Koufa sous le Califat de 'Omar, et occupa cette fonction pendant 62 ans.

Sa mort (32 H.) :

Abdulla Ibn Mas'oûd vécut jusqu'au Califat de notre maître Othman (رضي الله عنه).

Lorsque la maladie s'était emparée de lui, 'Othmân lui rendit visite :

- "De quel mal souffres-tu" ?

- Mes pêchés.

- Que désires-tu maintenant ?

- La Miséricorde de mon Créateur.

- Puis-je maintenant te remettre le bien qui te revient et que tu n'as cessé de refuser depuis des années ?

- Je n'en ai guère besoin.

- Laisse-le au moins à tes filles.

- Craints-tu que mes filles connaissent la pauvreté ? Je les ai toutes exhortées à lire la sourate [al-Waqi'a] (l'Evénement) chaque nuit parce que j'ai entendu le Prophète dire : "Quiconque lit al-Waqi'ah chaque nuit sera immunisé contre la pauvreté pour toujours".
En cette nuit, Abdullâh retourna auprès de son Créateur, avec dans son esprit le souvenir de Dieu et la récitation des versets de Son Livre.

 

Repost 0
3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 15:30


 
Il a, avec le prophète -sallallahu 'alayhi wa salam- , un ancêtre en commun en la personne de Murra.

Talha -radhi Allahu 'anhu- faisait partie de ceux qui avaient tenue ferme avec le Messager d'Allah -sallallahu 'alayhi wa salam- le Jour de Uhud.
Il le protégea de sa main, perdant ainsi l'usage de deux de ses doigts. Il reçut ce jour-là vint-quatre blessures. On raconte qu'il en avait soixante-quinze, causés par des lances, des coups de sabre ou de flèches.

Le Messager d'Allah -sallallahu 'alayhi wa salam- le surnomma Talha al Khayr; le jour de Dha al Ashira, Talha al Fayyad et le jour de Hunayn Talha al Jud.

Al Hassan -radhi Allahu 'anhu- rapporte que Talha -radhi Allahu 'anhu- vendit à 'Uthman -radhi Allahu 'anhu- un terrain pour la somme de sept cent mille. Quand 'Uthman lui apporta cet argent, il déclara "Un homme qui passe la nuit avec une telle somme dans sa maison, ne sachant ce qui viendra frapper à sa porte le soir, de la part d'Allah, se trompe lourdement sur le compte d'Allah". Il passa la nuit,
tandis que ses émissaires parcoururent les rues de Médine avec cet argent. A la pointe du jour, il ne lui resta plus un seul dirham.

Chaque jour, il effectuait des dépenses s'élevant à mille. Une fois, il donna cent mille en aumône, alors qu'il avait besoin d'un vêtement pour se rendre à la mosquée. Il ne s'acheta même pas une tunique.

Le jour du Chameau il reçut une flèche. On le transporta à Basra où il mourut à l'age de soixante-quatre ans. Il y fut enterré et sa tombe est très connue. Cela en l'an soixante-trois.

=> Page 101 L’Histoire des compagnons et des pieux prédécesseurs par ibn al Jawzi, aux éditions dar al muslim

 


"Celui qui veut se réjouir de voir un martyr marcher sur terre, qu'il regarde Talha ibn 'UbaydiLlah"



Le Martyr Vivant :

Talha ibn 'UbaydiLlah a été surnommé le Martyr Vivant, le jour de Uhud, lorsque les Musulmans furent défaits et qu'il ne resta autour du Prophète sallallahu 'alayhi wa salam que onze hommes des Auxiliaires ainsi que Talha ibn Ubayd Allah qui faisait partie des Emigrés.
Ils gravaient tous une montagnes, poursuivis par les polythéistes qui voulaient attenter à la vie du Messager d'Allah sallallahu 'alayhi wa salam.
Le Prophète leur demanda : "Qui repoussera ces hommes de nous et il sera mon compagnons dans le Paradis?" Talha répondit "Moi ! Ô Messager d'Allah !" Le Messager d'Allah lui répliqua "Non reste à ta place". Mais quand un homme des Auxiliaires dit "Moi, Ô Messager d'Allah!" il sallallahu 'alayhi wa salam répondit "Oui, toi". Et l'Auxiliaire combattit jusqu'à ce qu'il mourût.
Le Prophète sallallahu 'alayhi wa salam et ceux qui était avec lui continuèrent à graver la montagne, toujours poursuivis par les polythéistes. Le Messager d'Allah posa la question de nouveau, Talha répondit encore une fois par la même chose, mais le Messager d'Allah lui redemanda de garder sa place et recéda la tâche à un Auxiliaire.
Et la scène se répéta à plusieurs reprises jusqu'à ce que tous les Auxiliaires tombèrent martyrs.
Mais le Messager d'Allah avait toujours les polythéistes à ses trousses, et il ne resta que Talha avec lui. Ce fut là alors qu'il lui ordonna "Maintenant oui ô Talha"


Le Messager d'Allah était blessé au front et aux lèvres, avait certaines dents cassées et le sang coulait de son visage.
Talha se rua sur les polythéistes pour les éloigner du Prophète; il les combattait quelques temps puis allait au Prophète et le portait un peu vers le haut de la montagne; ensuite revenait à eux... Et ce jusqu'à arriver au sommet de la montagne, là où les polythéistes ne pouvaient arriver.
Abu Bakr a dit à ce sujet : "Nous étions, Abu 'Ubaydah ibn Jarrah et moi, loin du prophète Mais lorsque nous sommes arrivés à lui pour le secourir il nous dit "laissez-moi et allez secourir votre compagnon" c'est à dire Talha.
En ce moment, Talha, le corps entaillé par plus de soixante-dix blessures d'épée de lance et de flèches, saignait beaucoup. En plus il s'était évanoui dans une crevasse et il avait la main coupée [1]

[1] Voir "Al Maghazi" d'Al Waqidi et "l'Histoire" d'al Tabari.

Le Prophète -sallallahu 'alayhi wa salam- disait alors "Celui qui veut se réjouir de voir un martyr marcher sur terre, qu'il regarde Talha ibn 'Ubayd Allah"




Qui était Talha ibn Ubayd Allah ?

Talha avait la peau blanche un peu rougeâtre. Il avait la taille moyenne, les épaules très larges et les pieds très gros. Il était rammassé sur lui-même. Alors il ne pouvait pas tourner la tête sans se tourner tout le corps [2]

[2] "Al Ibsaba" (5/232)

C'est ainsi que son fils Mûssâ ibn Talha l'avait décrit.
Talha ibn 'Ubayd Allah était un Qurayshite, de la tribu de Taym ibn Murra. Il était aussi de la Mecque. Son surnom était Abu Muhammad. Il est l'un des dix Elus du Paradis. il a rapporté de nombreux hadith. Al Bukhari et Muslim sont unanimes pour deux de ces hadiths. Aussi al Bukhari seul lui a rapporté deux hadith, et Muslim trois.

Le jour de la consultation (al Shura) 'Umar ibn al Khattab le choisit parmi les six personnes desquelles on choisirait son successeur, après sa mort.

Sa conversion a eu lieu d'une manière étonnante. Là voilà racontée de sa bouche : "J'étais dans le souk de Busra -une ville de Huran au sud de Damas- lorsque je fus accosté par un moine qui me demanda : "Y a-t-il là quelqu'un des gens de la Region Sacrée (Ahl al Haram) ? - Il entendit par là le Hijaz- Je lui répondit : "Oui, moi". Il me dit alors : "Le temps du Prophète qui va apparaitre dans la Region Sacrée et que les anciens Prophètes ont annoncé l'envoi est devenu imminent". [1]

[1] "Al Riyad al Nadira" t.2 p.25

Cette nouvelle bouleversa Talha. Et le moine lui recommanda de croire en ce Prophète car il a de la miséricorde et il est le sceau des Messagers.
Revenu à la Mecque, Talha apprit l'apparition du Prophète sallallahu 'alayhi wa salam. Il apprit aussi que son ami Abu bakr l'a suivi et a eu foi en son message et s'est converti à l'Islam. Dès que Talha entendit le nom d'Abu Bakr il se dit "Par Allah, il n'est jamais possible que les deux hommes s'accordent sur le faux!"

Talha se dirigea alors vers la maison d'Abu Bakr et il l'interrogea : "Est-ce vrai tu as suivi Muhammad?" "Oui" lui répondit Abu Bakr. Puis il lui parla de Muhammad sallallahu 'alayhi wa salam et de son message qui invite les hommes à l'adoration d'Allah Seul, sans associé.
Quelques jours plus tard Talha devint Musulman. Il fut la huitième personne à embrasser l'Islam et l'un de ceux qui se sont convertis grâce aux efforts d'Abu Bakr.
[...]



=> Extrait de sa biographie tiré du livre Les Dix Elus du Paradis de 'Abdul Mun'im al Hashimi aux éditions ibn hazm
Repost 0
26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 23:58
  •  Son nom et sa généalogie

Il se nomme Abou Hafs 'Omar Ibn l-Khattab Ibni Nafil. Son arbre généalogique rejoint celui du noble Prophète à Ka'b Ibn Lou'ayy. Sa mère est Houthmah Bintou Hachim. 

  • Sa naissance

Il est né, que Dieu l'agrée, treize années après l'année de l'éléphant.

  • Sa conversion (-10 H ; 27 ans)

Il embrassa l'Islam trois années après la révélation, il avait alors vingt-sept ans.

  • La bataille de Badr (2 H)

Anas (رضي الله عنه  ) dit : Le messager d'Allah (صلى الله عليه و سلم) consulta les gens à propos des captifs à Badr en disant : "Allâh le Puissant,le Majestueux vous a fait triompher sur eux..."

Omar Ibn Al Khattab(رضي الله عنه) se leva et dit : "Ô Messager de Dieu, tranche leur le coup!"
Le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) se détourna de lui. Puis il reprit la parole : "Ô gens, Dieu le Puissant,le Majestueux vous a fait triompher sur eux. Pourtant hier encore ils étaient vos frères.."

Omar Ibn Al Khattab (رضي الله عنه) se leva et dit : "Ô Messager de Dieu, tranche leur le coup!"
Le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) se détourna de lui encore et reprit les mêmes propos à l'adresse de ses compagnons.

Abou Bakr (رضي الله عنه) se leva alors et dit : "Ô Messager de Dieu, si tu penses devoir leur pardonner et accepter une rançon...." Le vissage du Prophète (صلى الله عليه و سلم) fut débarrassé de l'expression de souci qui l'avait marqué, et il leur pardonna et accepta une rançon. Puis Dieu, le Puissant, le Majestueux révéla :

{N'eût-été une prescription préalable de Dieu, un énorme châtiment vous aurait touché pour ce que vous avez pris (de la rançon)} (8/67)". (Ahmad n°13143)

 

  • Son souhait de tuer le compagnon qui à voulu prévenir de les mecquois de l'arrivée de l'armée musulmane (8 H ; 45 ans)

Ali (رضي الله عنه) raconte : "Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) nous convoqua Al Miqdad, Az Zoubayr et moi et nous dit : "Allez à Radwat Khakh où vous rencontrerez une femme portant une lettre, prenez lui cette lettre !".

Nous partimes au galop et à l'endroit désigné, nous rencontrâmes une femme et nous lui demandâmes de nous remettre la lettre qu'elle portait.

Elle nous répliqua qu'elle ne portait point de lettre. Nous la menaçames de la fouiller si elle ne nous montrait pas la lettre. Elle la sortit de ses cheveux, où elle la tenait cachée. Nous retournâmes à Médine et nous remîmes la lettre au Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم).

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) lut la lettre qui contenait des informations sur les plans de l'expédition. Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) fit venir Hateb et lui dit "Qu'as tu fait ?".
Hateb répondit : "Je n'ai fait cela non dans le but de te trahir ou de renier l'Islam mais uniquement pour que ma famille restée à la Mecque obtiennent une protection de la part des Qoraïchites".

Omar intervint et dit : "Laisse moi nous débarrasser de cet hypocrite!".

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) dit :

"Cet homme est sincère, et il s'est battu à Badr. Qui sait, Dieu a peut être pardonné leurs erreurs à tous ceux qui se sont battus à Badr".

  • Son choc lors de la mort du Prophète (صلى الله عليه و سلم) avant de revenir à la raison (11 H ; 48 ans)

'Omar (رضي الله عنه) s'est trouvé à la Mosquée du Prophète, et a dit :

"Il y a des hypocrites qui prétendent que le Messager de Dieu est mort. Certainement le Messager de Dieu n'est pas mort, mais il est allé à son Seigneur, comme Moise, fils d'Imran, est allé à son Seigneur (pour recevoir les commandements célestes). Par Dieu, Muhammad reviendra comme Moise est revenu, et il coupera les mains et jambes de ceux qui ont prétendu que le Messager de Dieu est mort".

(Ibn Hicham, 2/655)

 

'Orwa Ibn Zoubayr, que Dieu les agrée, rapporte : Puis (Abou Bakr) sortit rapidement à la mosquée. Il passa au-dessus des épaules des gens et arriva au minbar. En le voyant venir, 'Omar (رضي الله عنه) s'assit. Abou Bakr se leva à côté du minbar et appela les musulmans. Ils s'assirent et écoutèrent. Abou Bakr prononça l'attestation de foi et fit une introduction très touchante. Puis il reprit : "Allâh puissant et glorieux a annoncé à son Prophète sa mort alors qu'il était vivant et parmi vous, de même qu'il vous a annoncé votre mort. La mort est une vérité et il ne restera aucun parmi vous sauf Dieu puissant et glorieux. Dieu élevé a dit :

{Mouhammad n'est qu'un messager - des messagers avant lui sont passés. S'il mourait, donc, ou s'il était tué, retourneriez-vous sur vos pas ? Quiconque retourne sur ses pas ne nuira en rien à Dieu; et Dieu récompensera bientôt les reconnaissants} (3/144).

Ce verset est dans le Coran?! s'exclama 'Omar. Par Dieu! Je ne savais pas avant ce jour que ce verset avait été révélé (j'étais inconscient de son sens)!

Ibn al-Musayyib rapporte que 'Omar (رضي الله عنه) a dit :

"Par Dieu, dès que j'ai entendu la parole d'Abu Bakr, je suis tombé à terre. Je me suis senti comme si mes jambes ne pouvaient plus me porter, ainsi je me suis effondré quand je l'ai entendu le dire. Seulement alors j'ai réalisé que Muhammad (صلى الله عليه و سلم) était vraiment mort". (Al-Boukhâri n°641)

  •  Discours de 'Omar et le serment collectif pour Abou Bakr (11 H ; 48 ans)

Anas (رضي الله عنه) raconte : j'ai entendu le deuxième discours de 'Omar (رضي الله عنه) le lendemain de la mort du Messager de Dieu, prière et paix sur lui. Abou Bakr était silencieux et ne disait pas un mot. 'Omar dit : "J'espérais que le Messager de Dieu vive jusqu'à ce qu'il soit le dernier d'entre nous à mourir. Mais si Mouhammad est mort, Dieu a mis parmi nous une lumière pour être guidés. Dieu a guidé Mouhammad (صلى الله عليه و سلم) et Abou Bakr est le compagnon du Messager de Dieu et le {Deuxième de deux} (9/40).

Il est le musulman le plus digne d'être votre chef. Levez-vous donc et prêtez-lui serment (bayâa)".
Un groupe lui avait déjà prêté serment dans la cour des Banou Sa'ida, et le serment public eut lieu alors sur le minbar. J'ai entendu 'Omar dire à Abou Bakr à ce moment-là : "Monte sur le minbar". 'Omar ne cessa de le presser jusqu'à ce qu'il monta et les musulmans lui prêtèrent serment.

 Anas (رضي الله عنه) rapporte : on prêta serment à Abou Bakr (رضي الله عنه) dans la cour, et le lendemain il s'assit sur le minbar. 'Omar (رضي الله عنه) se leva et parla avant lui. Il loua Dieu et le félicita comme il le mérite puis dit : "Musulmans! Hier, je vous ai dit une parole fausse : je ne l'ai pas prise du livre de Dieu et le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) ne me l'avait pas confiée, mais j'avais cru que le Messager de Dieu partirait après nous tous. Dieu a laissé parmi vous son Livre par lequel il a guidé le Messager de Dieu;

si vous y tenez Dieu vous guidera vers ce quoi il a guidé son Prophète. Dieu vous a aussi unis avec le meilleur d'entre vous : le compagnon du Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) et le

{Deuxième de deux quand ils étaient dans la grotte} (9/40).

Levez-vous et prêtez-lui serment".
Puis Abou Bakr prit la parole. Il loua Dieu et le félicita comme il le mérite puis dit :

"Musulmans! On m'a placé en tant que votre chef et je ne suis point le meilleur parmi vous. Si j'agis bien aidez-moi, et si j'agis mal, redressez-moi. Dire la vérité est une responsabilité dont il faut s'acquitter, et mentir est une trahison. Le faible parmi vous est fort à mes yeux jusqu'à ce que je lui donne son droit par la volonté de Dieu.

Le fort parmi vous est faible à mes yeux jusqu'à ce que je prenne ce qu'il doit par la volonté de Dieu. Tous gens qui laissent le jihèd pour la cause de Dieu, Dieu les châtiera par l'humiliation.

Tous gens parmi lesquels se propage la turpitude, Dieu leur infligera une calamité qui les frappera tous. Obéissez-moi tant que j'obéis à Dieu et à son Messager. Si je désobéis à Dieu et à son Messager, vous ne devez plus m'obéir. Levez-vous pour la prière, que Dieu vous fasse miséricorde".

  • Discussion au sujet du califat dans la cour

Ibn 'Abbâs, que Dieu les agrée, rapporte : 'Omar (رضي الله عنه) raconta : voilà ce qui s'est passé quand le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) mourut. On vint nous dire que les ançars s'étaient réunis dans la cour des Banou Sa'ida pour prêter serment à Saâd Ibn 'Oubèda, que Dieu l'agrée.

Je me suis levé précipitamment ainsi qu'Abou Bakr et Abou 'Oubeyda Ibn Al-jarrah, que Dieu les agrée. Nous craignîmes qu'ils ne causent un tort à l'Islam et nous partîmes les rejoindre. Nous rencontrâmes deux hommes véridiques des ançars : 'Ouwaym Ibn Sa'ida et Maâan Ibn آadiy, que Dieu les agrée. Ils demandèrent : "Où allez-vous?"

Nous répondîmes : "Rejoindre votre tribu, à cause de ce qu'ils préparent". Ils proposèrent : "Retournez, car ils ne vous désobéiront pas et ne feront pas une chose que vous désapprouvez". Mais nous insistâmes pour partir. Je me mis à arranger des paroles que je voulais dire jusqu'à ce que nous arrivâmes. Ils étaient autour de Saâd Ibn 'Oubèda qui était malade et couché sur un lit. Quand nous entrâmes, ils prirent la parole et dirent : "Ô mouhajirins! Un émir des nôtres et un des vôtres!" Houbèb Ibn Almondhir dit : "C'est moi le stratège et le politicien hors pair! Par Dieu! Si vous voulez, nous rallumerons la guerre!" Abou Bakr dit : "Doucement" . Je voulus parler mais il dit : "Ecoute, 'Omar!"

Il loua Dieu et le félicita puis dit : "Ô ançars! Par Dieu! Nous ne nions pas vos vertus, ni votre valeur dans l'Islam, ni nos devoirs envers vous. Mais vous savez bien que cette tribu, Qouraych, tient une place parmi les arabes qu'aucune autre tribu ne possède, et que les arabes ne se soumettront qu'à un homme d'entre eux. Nous serons donc les souverains et vous les ministres.

Soyez pieux envers Dieu! N'ébranlez pas l'Islam et ne soyez pas les premiers à causer du tort à l'Islam. Je vous propose un de ces deux hommes (moi et Abou 'Oubeyda), lequel choisirez-vous, vous pourrez lui faire confiance".

Par Dieu! Il avait dit tout ce que je voulais dire, à part cette dernière parole. Par Dieu! Je préfère être tué et être ressuscité, puis être tué encore et revivre, sans avoir commis de péché, plutôt que d'être le chef d'un groupe contenant Abou Bakr.

Puis je dis : "Ô ançars! Ô musulmans! La personne qui mérite le plus la place du Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) après lui est le

{Deuxième de deux quand ils étaient dans la grotte} (9/40)

Abou Bakr qui a de loin dépassé tous les autres".

Puis je pris sa main et un homme des ançars me précéda et tapa sur sa main avant moi. Puis les gens se suivirent et on laissa Saâd Ibn 'Oubèda.

  • Abou Bakr et 'Omar se rejettent le califat dans la cour

Ibn Sirine rapporte : ce jour-là, Abou Bakr et 'Omar, que Dieu les agrée, rejoignirent les ançars.
Abou Bakr dit : "Ô ançars! Nous ne nions pas vos vertus, et aucun croyant ne nie vos vertus. Par Dieu! Tout bien que nous avons atteint, vous y avez participé. Mais les arabes n'accepteront qu'un homme de Qouraych et ne resteront pas sous l'autorité d'un autre.

Les qouraychites sont les meilleurs orateurs, ils ont les origines les plus nobles et la terre la plus noble, ils sont aussi les plus généreux parmi les arabes. Prêtez donc serment à 'Omar!
- Non, répondirent-ils.
- Pourquoi donc? questionna 'Omar.
- Nous craignons d'être défavorisés.
- Tant que je vivrai, affirma-t-il, cela n'aura pas lieu. Prêtez donc serment à Abou Bakr.
- Tu es plus fort que moi, dit Abou Bakr à 'Omar.
- Tu es meilleur que moi, répliqua 'Omar.
- Tu es plus fort que moi, répéta Abou Bakr".
'Omar donna la même réponse. Abou Bakr répéta une troisième fois et 'Omar répondit : "Ma force est à ton service en plus de ta supériorité".
Ils prêtèrent alors serment à Abou Bakr, que Dieu l'agrée. Quand on prêta serment à Abou Bakr, certaines personnes allèrent voir Abou 'Oubayda Ibn Aljarrah. Il rétorqua : "Vous venez vers moi alors que le

{Deuxième de deux} (9/40)

est parmi vous!"

  • Abou Bakr dit à 'Omar : "C'est toi qui m'a fait porter cette responsabilité"

Ibn Rahawayh rapporte : quand il fut nommé calife, Abou Bakr (رضي الله عنه) s'assit tristement dans sa maison. 'Omar (رضي الله عنه) entra chez lui et Abou Bakr se mit à lui faire des reproches.
Il lui dit : "C'est toi qui m'a fait porter cette responsabilité" et il se plaint de devoir juger entre les gens.
'Omar lui dit : "Mais tu sais bien que le Messager de Dieu (
صلى الله عليه و سلم) a dit : si le gouverneur s'efforce et atteint la vérité, il a deux récompenses. Et s'il s'efforce et se trompe, il a une récompense". Abou Bakr fut alors un peu soulagé.

  • Son poste de calife après la mort d'Abou Bakr (رضي الله عنه)

Il prit le califat par désignation de ABOU BARK SADDIK  que Dieu les agrée tous deux. Il lui fut prêté serment de son vivant, puis il dirigea les affaires du califat avec loyauté, justice et excellentes gestion et stratégie.

  • La conquête de Damas (14 H.)

Lorsque l'affaire de Yarmouk fut réglée, les musulmans se dirigèrent vers Damas, ils l'assiégèrent durant soixante-dix nuits de ses quatre côtés. Une nuit, par surprise, Khalid Ibn Walid escalada le mur avec ceux qui étaient avec lui, tua les sentinelles gardant la porte et prit d'assaut la ville avec les soldats, puis il dit : "Allahou 'Akbar" et ils dirent : "Allahou 'Akbar". Les gens de la ville se réfugièrent auprès de leurs chefs qui appelèrent à faire un pacte de paix. Les musulmans entrèrent donc par les différents côtés de la cité grâce à ce pacte et se retrouvèrent avec Khalid Ibn Walid au centre de la ville.

La partie de la ville pénétrée par Khalid fut elle aussi prise grâce à un pacte de paix. Cela eut lieu la quatorzième année de l'Hégire. Puis les soldats continuèrent leurs conquêtes, ils conquirent Tabariyah et Baysan grâce à un pacte de paix, sans effusion de sang, ainsi que Qayçariyyah, Ghazzah, Sibastiyyah. Ils conquirent aussi Nabouls, Ar-Ramlah, Loudd, 'Amwas, Bayt Habroun, Yafa et toute la région jusqu'à Gaza.

  • La conquête de Jérusalem

Ensuite Abou Oubrayda marcha sur la Jordanie, réunit les armées et se dirigea vers Jérusalem. Il leur écrivit un puis les attendit. Mais ils refusèrent de se rendre. Il partit donc à leur rencontre, établit son camp à proximité d'eux et les assiégea. Lorsque le siège fut trop éprouvant pour eux, ils demandèrent la paix, ce qu'il accepta. Ils dirent : "Envoie un à ton gouverneur afin que ce soit lui qui nous donne le pacte de paix".

Abou Oubayda ayant écrit à l'Emir des croyants pour l'en informer, 'Omar réunit les grands compagnons et leur demanda leur opinion : devait-il s'y rendre ou non ? Ils lui suggérèrent tous d'y aller. C'est ainsi qu'il réunit une troupe et s'en alla après avoir nommé 'Ali Ibn Abi Talib, que Dieu l'agrée, à sa place au commandement de Médine l'Illuminée.

L'Emir des croyants entra à Jérusalem et c'est à ce moment là qu'eut lieu l'accord de paix entre les croyants et les chefs de la population de Jérusalem, moyennant le paiement de la jizyah - impôt - et d'autres conditions précises. Il fit mettre sur papier tous les points sur lesquels l'accord fut établi.

Lorsque l'Emir des croyants, 'Omar Ibn l-Khattab, que Dieu l'agrée, entra à Jérusalem avec l'extraordinaire armée des musulmans, il dégagea le Rocher et ordonna d'y construire une mosquée.

Passant près du Mihrab de Dawoud, l'alcôve située à la porte de la ville dans la fortification, il y accomplit une prière, récita la Sourat Sad et se prosterna. Ensuite il changea l'orientation de la mosquée en direction de la Ka'bah. C'est à cette époque-là que furent conquises toutes les régions des pays du Cham.

Puis, il nomma 'Alqama Ibn Hakim à la tête de la moitié de la Palestine et fit de Ar-Ramlah sa capitale; d'autre part il nomma 'Alqamah Ibn Mahriz à la tête de l'autre moitié et l'installa à Jérusalem (Baytou l-Maqdis).

  • La désignation de 'Othmân comme successeur

'Omar avait désigné un collège de six illustres compagnons qui devraient choisir entre eux-mêmes celui qui lui succéderait et deviendrait le troisième calife.

Ce collège s'étant réuni, trois d'entre ses six membres expriment leur accord pour que quelqu'un parmi les autres soit calife : en fait ces trois membres remettent leur possibilité d'être nommé calife aux trois autres; restent donc Ibn Awf et othman et  Ali . Ibn Awf se désiste lui aussi par rapport à la fonction de calife et propose à 'Othmân et à Alî de choisir le calife parmi eux.

Ils acceptent. Il se met à consulter pendant trois jours les compagnons présents à Médine. La troisième nuit, il réveille al-Miswar ibn Makhrama, l'envoie appeler Az-Zoubayr et Sa'ad avec qui il s'entretient. Puis il envoie al-Miswar quérir Ali  avec qui il s'entretient longuement, puis 'Othman avec qui il s'entretient longuement aussi (Al-Bukhârî n°7207).

Il dit notamment à chacun de ces deux personnages : "Fais serment par Dieu que si tu es nommé dirigeant tu seras juste et si l'autre est nommé tu obéiras". (Al-Boukhârî n°3700)

  • Sa mort

Il est mort dans le mois de Dhou Al Hijjah de l'an 23H, à 63 ans.

  • Sa description physique

Il était grand, blanc de peau avec beaucoup de rougeur, la barbe fournie mais légère au niveau des favoris, très fournie au niveau des moustaches, l'iris des yeux très rouge.

  • Ses mérites

Selon Abou Hourayra(رضي الله عنه), le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Il y avait dans les communautés qui vous ont précédés des hommes-inspirés de Dieu. S'il y a un tel homme dans ma nation, c'est bien 'Omar". (Al Boukhâri n°3282 et Mouslim n°2389)

On rapporte au sujet de Abou Mousa Al-Ach'ari (رضي الله عنه) qu'il dit : "Or voilà que quelqu'un faisait bouger la porte. Je dis : "Qui va là?"
Il dit : "'Omar Ibn Al-Khattâb".
Je dis : "Attends un peu!" Je vins auprès du Messager de Dieu (
صلى الله عليه و سلم), le saluai et lui dis : "'Omar demande l'autorisation d'entrer".

Il dit : "Fais-le entrer et annonce-lui le Paradis".

Je retournai à 'Omar et lui dis : "Tu peux entrer et le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) t'annonce le Paradis". Il entra donc et s'assit sur la margelle à gauche du Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم). Il plongea comme lui ses pieds dans le puits". (Al-Boukhâri, Mouslim)

Houdhayfa (رضي الله عنه) a rapporté que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Prenez exemple sur ceux qui viendront après moi : Abou Bakr et 'Omar !".  (Tirmidhi et Al-Hakim)

Il dit encore : "s'il devrait y avoir un Prophète après moi, ça aurait été Omar". (At-Tirmidhi et Ahmad)

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Allâh a placé la vérité sur la langue et dans le coeur de Omar". (Abou Dâwoûd, Tirmidhi, Ibn Mâja, Ahmad et Ibn Sa'd)

Le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) a dit aussi à 'Omar (رضي الله عنه) : "Dès que le Diable te voit prendre une voie, il en prend aussitôt une autre".

Ibn 'Abbas (رضي الله عنهما) raconte : "'Ouyayna Ibn Hisn vint une fois à Médine chez son neveu Al Hourr Ibn Qays qui était parmi les rares personnes que 'Omar rapprochait de lui. Les lecteurs du Coran formaient en effet l'entourage de 'Omar et étaient ses conseillers, qu'ils fussent en âge mûr ou des adolescents. 'Ouyayna dit à son neveu :

"Mon neveu! Tu es introduit auprès de 'Omar; demande-lui de m'accorder une audience!".
'Omar la lui accorda; une fois entré chez 'Omar, il lui dit : "Gare à toi, ô Ibn Al Khattab! Par Dieu tu ne nous donnes pas en abondance et tu ne juges pas équitablement entre nous".
'Omar se fâcha tellement qu'il était sur le point de le frapper de sa colère.
Al Hourr lui dit alors : "Ô Prince des Croyants! Dieu Le Très-Haut à dit à Son Prophète :

{Accepte ce qu'on t'offre de raisonnable, commande ce qui est convenable et éloigne-toi des ignorants.} (7/199)

et cet homme fait partie des insensés".
Par Dieu! 'Omar, au simple rappel de ce verset, ne le transgressa pas d'un pouce. Il respectait en effet scrupuleusement les prescriptions du Livre de Dieu exalté". (Al-Boukhâri)

Al Abbas Ibn Al Moutalib (رضي الله عنه) a dit : "J'ai été un voisin de 'Omar Ben Al-Khattab. Je n'ai jamais vu dans ma vie un homme meilleur que lui. Il veillait ses nuits en priant, ses jours en jeûnant et il vaquait aux besoins des gens.

Quand il mourut, j'ai demandé à Dieu de me le faire voir en songe. En effet, une certaine nuit, je l'ai vu venant du marché de Médine, je l'ai salué et il m'a rendu le salut, puis je lui ai dit : "Comment vas-tu?"
"Bien", m'a-t-il répondu. En lui demandant sur ce qu'il a trouvé, dans l'autre monde, il m'a dit : "Je viens maintenant de rendre compte de toutes mes oeuvres. Si je n'avais pas trouvé un Seigneur Miséricordieux, j'aurais été parmi les perdants". (Abou Na'im)

Ibn Omar (رضي الله عنهما) a dit : "Je n'ai jamais entendu 'Omar (رضي الله عنه) dire à propos d'une chose : "Je crois que c'est ainsi", sans qu'elle ne fût exactement ainsi".

Complément :

Dourous du frère Hassan Abu Asma en 3 audios

http://www.ahl-al-athar.com/index.php/hassan-abou-asma/sahabas-les-compagnons/110-umar-ibn-al-khattab-qu-allah-l-agree.html

Repost 0
26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 21:06

Il était : ’Umar bin ’Abdil-Aziz ibn Marwan bin al-Hakam bin abil-Âs bin Umayyah bin Abdil-Shams bin Abdal-Manaf bin Qusay bin Kilâb. L’Imam, al-Hafidh, al-’Allamah, al-Mujtahid az-Zâhid, al-’Abid as-Sayyid - Amir al-Mu-minin, Abu Hafs ; al-Qurashi al-Umawi al-Madani, et al-Misri, al-Khalifah [calife] az-Zâhid ar-Rashid...


  • Sa naissance et son enfance


Ibn Sa’ad a dit (après l’avoir placé au 3e niveau des Tabi’in de Madinah) : sa mère était Umm ’Asim bint ’Asim bin ’Umar bin al-Khattab. On dit qu’il est né en l’an 63 de l’Hégire.

 

Al-Fallâs a dit : J’ai entendu al-Khuraibi dire : al-A’mash, Hisham bin ’Urwah et Umar bin Abdil-Aziz sont tous né l’année où al-Husayn fut tué, à savoir en (l’an) 61H. Al-Khalifah bin al-Khayyat et d’autres dirent la même chose.

 

Damrah bin Rabi’ah a dit : "Umar bin Abdil Aziz entra une fois dans l’écurie de son père (alors qu’il était enfant), et un étalon le frappa à la tête, ce qui le blessa. Son père vint et se mit à essuyer le sang sur sa tête...

 

Dimam bin Isma’il rapporte de Abi Qabil qu’une fois Umar bin Abdil-Aziz pleurait lorsqu’il n’était encore qu’un enfant, sa mère lui envoya (une note) lui demandant "qu’est ce qui te fais pleurer ?", il répondit "Je me suis rappelé la mort". Ce jour-là il avait mémorisé le Coran, et quand sa mère en fut informée elle pleura. Suyooti mentionne : Il mémorisa le Coran alors qu’il était très jeune, son père l’envoya à al-Madinah afin qu’il puisse apprendre chez les médinois. Il avait l’habitude de se rendre chez Ubaydullah bin Abdillah et prenait sa science de lui. Lorsque son père décéda, Abdul-Malik (le calife de cette époque) lui demanda de venir à Damas où il le maria à sa fille Fatima.

 

Abu Bakr bin Ayyash a dit : Umar bin Abdil-Aziz a accompli le Hajj avec le peuple plus d’une fois, la première fut en l’an 89H.

 

Suhayl bin Abi Salih a dit : "J’étais avec mon père à Arafat à l’aube et nous nous sommes levés pour observer Umar bin Abdil Aziz, il était à l’époque le Amir du Hajj, et je dis : "Ô père ! Par Allah, je vois effectivement qu’Allah aime Umar." Il dit : "Pourquoi ?" Je répondis : "A cause de ce que je vois d’amour en lui entrer dans les cœurs des gens, et tu as entendu Abu Hurayrah dire que le Messager d’Allah (sallallahu’alayhi wasallam) a dit : (Lorsqu’Allah aime un de Ses serviteurs, Il appelle Jibril et lui dit : Allah aime untel, aime le aussi.)

 

Abu Mu-shir a dit que Umar gouverna al-Madinah sous la direction de al-Walid de l’an 86H à 93H.

 

  • Ses Shuyukh et ses élèves :


Il rapporta de : Abdullah bin Ja’far, as-Sa-ib bin Yazid, et Sahl bin Sa’ad qui lui offrit une coupe dans laquelle le Messager d’Allah (sallallahu’alayhi wasallam) buvait. Il rapporta également de Sa’id bin al-Musayyib, ’Urwah, Abu Salamah bin ’Abdir-Rahman, Abu Bakr bin ’Abdir-Rahman, Abdullah bin Ibrahim bin Qaridh, ’Amir bin Sa’ad, Yusuf bin Abdillah bin Sallam et beaucoup d’autres.

 

Ceux qui ont rapporté de lui : Abu Salamah (qui fut un de ses shuyukh), Abu Bakr bin Hazm, az-Zuhri Ayyub as-Sakhtiyani, Humayd at-Tawil, Salih bin Muhammad bin Za-idah al-Laythi, son propre fils Abdul Aziz bin Umar, Uthman bin Dawud al-Khawlani et Yahya bin Sa’id al-Ansari et beaucoup d’autres.

 

Abu Khuthayba a dit : al-Muffadal bin Abdillah nous rapporta de Dawud bin Abi Hind qui a dit : "Umar bin Abdil-Aziz entra [où nous étions] par cette porte, c’est-à-dire une porte parmi celles du Masjid de Madinah, et un homme parmi le peuple dit ’Ce pêcheur [fâsiq] nous a envoyé son fils pour nous enseigner al-Fara-idh (les lois de l’héritage) et les Sunan. Il prétend qu’il deviendra un calife après lui, et qu’il suivra la même voie que celle de Umar bin al-Khattab qu’Allah soit satisfait de lui.’ Et Dawud continua : ’Alors par Allah, il ne mourut pas avant que nous ayons vu cela de lui.’"

 

Al-Layth bin Sa’ad dit : Qadim al-Barabari m’a rapporté qu’il rappela à Rabi’ah bin Abi Abdir-Rahman une chose du jugement de Umar bin Abdil-Aziz (dans une affaire), et Rabi’ah dit : "C’est comme si tu insinuais qu’il (Umar) avait fait une erreur, par Celui dont mon âme est entre Ses mains, il n’a jamais commis de faute, jamais."

 

Al-Thawri rapporte de ’Amr bin Maymoun qui a dit : "Les savants qui étaient avec Umar bin Abdil Aziz n’étaient que des étudiants."

 

Mubashir bin Isma’il rapporte de Ja’far bin Burqan, de Maymoun bin Mihran qui a dit : "Nous sommes venus voir Umar Abdil-Aziz pensant qu’il aurait besoin de nous, mais nous remarquâmes que nous étions avec lui seulement en tant qu’étudiants."

 

Ibn Ishaq cite cette parole de Abu Hakim : "J’ai entendu Umar bin Abdil-Aziz dire : ’J’ai quitté al-Madinah et personne ne fut plus savant que moi, et lorsque je suis venu à Damas, j’ai oublié."

 


 

  • Son Califat [khilâfah]


Habib bin Salim a dit : J’ai entendu an-Nu’man bin Bashir (radhiallahu’anhuma) dire : "Nous étions assis dans le Masjid, et Bashir était un homme qui avait l’habitude de rassembler ses ahadith. Abu Tha’labah al-Khushani (radhiallahu’anhu) vint et dit : ’Ô Bashir bin Sa’ad ! As-tu mémorisé un hadith de Messager d’Allah au sujet des gouverneurs ?’ et Hudhayfah (ibn al-Yaman-radhiallahu’anhu) était présent, assis à côté de Bashir, et donc Hudhayfah répondit : ’J’ai mémorisé une de ses khutbah.’ Puis Abu Tha’labah s’assit, et Hudhayfah (radhiallahu’anhu) dit : ’Le Messager d’Allah (sallallahu’alayhi wasallam) a dit : « La prophétie demeurera parmi vous aussi longtemps qu’Allah le voudra. Puis Allah la reprendra lorsqu’Il voudra et elle sera remplacée par un califat qui suivra le chemin tracé par la prophétie, et qui demeurera aussi longtemps qu’Allah le voudra. Puis Allah le reprendra lorsqu’Il voudra et il sera remplacé par une royauté oppressive qui demeurera aussi longtemps qu’Allah le voudra. Puis Allah la reprendra lorsqu’Il voudra et elle sera remplacée par une royauté tyrannique qui demeurera aussi longtemps qu’Allah le voudra. Puis Allah la reprendra lorsqu’Il voudra et elle sera remplacée par un califat qui suivra le chemin tracé par la prophétie ». Et il resta silencieux. Habib dit : ’Lorsque Umar bin Abdil Aziz commença son gouvernement, Yazid bin Nu’man bin Bashir faisait partie de ses compagnons, je lui ai donc écrit [une lettre] avec ce hadith pour le lui rappeler, et j’ai dis : ’J’espère que Amir ul-Mu-minin (i.e. Umar) est celui qui vient après les) régimes oppressifs tyranniques’. Ma lettre fut donc amenée à Umar bin Abdil-Aziz, qui lui plut et l’étonna. [1] Ce hadith a été déclaré hasan, il est rapporté par l’Imam Ahmad, Abu Dawud at-Tayalisi, et al-Bazzar dans leur Musnad, ainsi que at-Tabarani dans Mu’jam ul-Awsat (avec seulement une partie), et Al-Haythami a dit : ses rapporteurs sont tous fiables.

 

Juwayriya rapporte de Nafi’ : "Il nous est parvenu que Umar (ibn al-Khattab) a dit une fois : ’Il y aura dans ma descendance un homme dont le visage aura une défiguration, il viendra et remplira la terre de justice.’ Nafi’ a dit : ’Je ne pense pas que ce soit un autre que Umar bin Abdil-Aziz.’"

 

Sa’id bin Abdil-Aziz a dit : "Lorsque Sulayman [2] était gouverneur, il dit une fois à Umar bin Abdil-Aziz : ’Ô Aba Hafs ! Nous avons gouverné avec ce que tu vois, et il n’y avait aucun moyen de savoir que cela se serait accompli, donc tout ce que tu vois comme étant un bénéfice pour le peuple, alors pars avec cela. (Donc) en fait partie le congédiement de ceux qui travaillaient pour Al-Hajjaj (Ibn Youssouf) et l’établissement des prières à leurs heures après qu’elles aient été accomplies en dehors de leur temps.’ (bien qu’il y avait d’excellentes affaires qu’il avait entendu de Umar concernant certaines de ces situations). On dit qu’une fois, Sulayman a accompli le Hajj, et il vit beaucoup de gens dans un endroit, il dit donc à Umar : ’Ne vois tu pas ces créatures dont Seul Allah connaît le nombre ?’ Et il continua : "Aujourd’hui il sont sous ta protection, et demain ils seront tes ennemis (i.e. que tu devras leur rendre des comptes le Jour du Jugement)’ puis, il se mit à pleurer abondamment.

 

Je (Al-Dhahabi) dis : Umar était un ministre fidèle (à lui), mais il (Sulayman) tomba malade à Dabuq pendant une semaine, puis mourut. Son fils Dawud était alors à l’expédition de Constantinople. [3]

 

Yahya al-Ghusani a dit : "Umar avait l’habitude d’empêcher Sulayman bin Abdil-Malik d’exécuter les Hururiyah et lui disait : ’Ils méritent d’être emprisonnés jusqu’à ce que leur repentir soit clair.’ Un jour un Hurouri fut amené à Sulayman, qui lui dit : ’hayh" (hé !), le Hurouri lui répondit : ’Que devrais-je dire Ô débauché fils de débauché ?’ Sulayman répondit : ’Umar bin Abdil-Aziz est auprès de moi. Lorsqu’il (Umar) vint, il lui dit : ’Ecoute ce que cette personne a à dire." Et le Hurouri répéta ce qu’il venait de dire, alors Sulayman demanda à Umar : ’Que penses-tu qu’il faille faire de lui ?’ Umar resta silencieux, il réitéra sa demande : ’Je t’implore de me dire ce que tu penses qu’il faille faire de lui’ Il répondit : ’Je pense qu’il mérite que l’insulte de la même manière qu’il t’a insulté’. Il dit : ’Ce n’est pas comme cela.’ Alors Sulayman ordonna qu’on l’exécute.

Umar sortit suivi par Khalid qui faisait partie des gardes, et le rattrapa pour lui dire : "Ô Umar, comment peux-tu dire à Amir ul-Mu-minin ’Je pense qu’il mérite que tu l’insulte de la même manière qu’il t’a insulté’. Par Allah, je m’attendais à ce qu’il m’ordonne de rompre ton cou !’ Alors Umar répondit : ’S’il t’avait ordonné cela, l’aurais-tu accompli ?’ Il répondit : ’Oui, par Allah’." Puis lorsque Umar assuma la fonction de Khilafah, Khalid, en tant que garde, vint et resta debout sur son rang, et Umar dit : ’Ô Khalid, dépose ton épée à terre’ puis il dit ’O Allah, j’abaisse Khalid pour Ta face, ne l’élèves plus, jamais.’ Puis il regarda les visages des gardes et fit appeler ’Amr bin Muhajir al-Ansari, et lui dit : "Ô ’Amr par Allah tu sais qu’il n’y a rien qui nous rapproche toi et moi à part l’Islam, mais j’ai entendu que tu récitais beaucoup le Coran, et j’ai vu que tu priais dans un endroit où personne ne pouvait te voir. Je t’ai vu également embellir ta prière, et tu fais partie des Ansar, alors prends cette épée car je fais de toi mon garde !"

 

Abdul-Aziz bin Yazid al-Ailee a dit : "Un jour Sulayman a accompli le Hajj, et Umar bin Abdil-Aziz était avec lui. Pendant ce moment, le tonnerre grondait et la foudre frappait où ils se tenaient, à un tel point que les cœurs des gens allaient les quitter à cause de cela. Alors Sulayman dit : ’Ô ABu Hafs ! As-tu déjà vu une nuit pareille, ou entendu quelque chose de semblable ?’ Il répondit : ’Ô Amir ul-Mu-minin ! Ceci est la voix de la miséricorde d’Allah, qu’en serait-il si vous entendiez la voix du châtiment d’Allah ?!’"

 

Rajaa bin Haywah a dit : "Sulayman tomba très malade, donc lorsqu’il mourut, je m’assis et le soutins (dans son lit) et je l’arrangeais (pour qu’il soit plus agréable à voir), puis je sortis voir le peuple qui me dit ’Comment va Amir ul-Mu-minin aujourd’hui ?’ Je répondis : ’Il est calme (i.e. tranquille), allez donc le voir pour le saluer et prêter serment d’allégeance à celui qui est mentionné dans son testament (i.e. au nouveau dirigeant).’ Ils entrèrent et je partis m’asseoir près de lui et je dis : ’Il vous ordonne à tous de rester calmes !’ Puis je sortis un livre de sa poche et je dis : ’Al-Amir vous ordonne à tous de prêter serment d’allégeance à celui qui est cité dans ce livre.’ Alors ils prêtèrent serment et tendirent tous leur bras (vers le ciel). Lorsqu’ils eurent fini je dis : ’Qu’Allah vous récompense tous par l’intermédiaire de Amir ul-Mu-minin !’ Ils demandèrent ’De qui s’agit-il ?’ J’ai donc ouvert le livre et il était écrit ’Umar bin Abdil Aziz’."

 

A ce moment là les visages des fils de Abdil-Malik changèrent (car ils n’appréciaient pas cela), mais lorsqu’ils entendirent "et après lui, ce sera Yazid" ils se calmèrent. On chercha alors Umar mais il était dans le Masjid. Alors les gens vinrent à lui et lui concédèrent la fonction de calife, mais il fut abasourdi/stupéfait, incapable de se lever de sa place jusqu’à ce qu’ils le portèrent par ses bras et l’aidèrent à monter sur le minbar. Il y resta assis sans rien dire pendant un long moment. Alors Rajaa dit : ’N’allez-vous pas tous vous lever et prêter serment d’allégeance à Amir ul-Mu-minin ?’ Ils le mirent debout (pour lui prêter serment), et il tendit sa main vers eux. Et lorsque Hisham bin Abdil-Malik tendit son bras vers lui, il dit : ’Inna lillahi wa inna ilayhi raji’un’ (C’est à Allah que nous appartenons et c’est vers Lui que nous retournerons) [Ceci fut prononcé pour exprimer leur tristesse]. Alors Umar lui dit : ’Oui, inna lillah (nous appartenons à Allah) lorsque des gens comme vous et moi ont du diriger le peuple.’Puis il se leva, loua Allah et Le glorifia, et il dit : ’O peuple ! Je ne suis pas âgé, mais je suis simplement quelqu’un qui assume des responsabilités, et je ne suis pas un innovateur, mais un suiveur (de la Sunnah). Il y a tout autour de vous des terres, si leurs occupants obéissent de la même manière que vous le faîtes, alors je suis votre gouverneur, et s’ils résistent, alors je ne suis un dirigeant pour aucun d’entre vous.’ Puis il descendit (du minbar) et la personne chargée de la monture des bêtes vint le voir, et il (Umar) dit : ’Ne viens pas à moi avec ma cette monture [i.e. celle réservée aux califes]’

Et il se mit à écrire aux gouverneurs des provinces. Rajaa a dit : ’Je croyais qu’il serait devenu faible, mais lorsque j’ai vu ce qu’il avait écrit dans les lettres, j’ai alors su qu’il serait fort.’"

 


 

’Amr bin Mujahid a dit : "Umar pria les prières du Maghrib puis il pria pour Sulayman."

 

Ibn Ishaq a dit : "Sulayman est mort un vendredi, le dixième jour du mois de Safar en l’an 99 de l’Hégire."

 

Dawud bin Khalid nous a rapporté de Suhayl bin Abi Suhayl qui a entendu Rajaa bin Haywah dire : "Alors Umar bin Abdil-Aziz pria pour Sulayman, et lorsqu’il eut terminé de l’enterrer, le valet d’écurie du Khilaafah arriva. Il (Umar) dit : ’Ma propre bête est plus douce à mon égard.’ Alors il monta sa propre mule. Puis on lui demanda : ’Ne vas-tu pas habiter dans la demeure du Calife ?’ Il répondit : "La famille de Abi Ayyub y vit et ma tente est suffisante.’ Lorsque vint le soir de cette journée, il dit : ’Ô Rajaa, appelle un scribe !’ J’en fis venir un, et il commença à lui dicter un discours dans la meilleure des élocutions et des précisions, puis il ordonna qu’on le copie et le distribue dans toutes les provinces.

 

Hammad : "Lorsque Umar assuma le califat, il se mit à pleurer puis il dit : ’Ô père de untel, crains-tu pour moi ?’ Alors la personne répondit : ’Comment est ton amour pour les dihram ?’ Il dit : ’Je ne ressens pas d’amour pour cela.’ Alors il répondit : ’Alors n’aies aucune crainte, Allah te viendra en aide.’"

 

Abdur-Rahman bin Zayd cita cette parole de Umar bin Asyad : "Par Allah, Umar bin Abdil-Aziz n’est pas mort avant qu’un homme vint nous voir avec une énorme quantité de richesses, et qu’il dise : ’Sors et distribue cela à quiconque tu vois dans le besoin ’ Et cela ne se passait pas sans que sa richesse (après l’avoir distribuée à ceux qui en avaient besoin) ne retrouve son état initial. Umar avait enrichi son peuple.

 

Damrah a dit : ‘Une fois Umar bin ‘Abdil ‘Aziz écrivit à l’un de ses gouverneurs et dit : « Pour ce qui suit : alors si votre compétence et votre pouvoir vous incitent à opprimer le peuple, rappelez-vous donc de la capacité et du pouvoir d’Allaah, le Très Haut, qui est sur vous ; et pensez au caractère dépérissant de ce que vous leur apportez et à la persistance de ce qu’ils vous apportent. »

 

Yahyaa bin Abi Ghunaynah mentionne que Hafs bin ‘Umar bin Abi Zubair a dit : ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz a écrit à Abi Bakr bin Hazm et lui dit : « Amincis la pointe de ton stylo et approche tes lignes [lorsque tu écris], car je n’aime pas que tu t’accapares de la richesse des musulmans et dont ils ne pourraient bénéficier. »

 

Al Awzaa’i a dit : Quand ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz coupa l’allocation subventionnelle qui était donnée à sa famille (Bani Ummayyah), ils sont venu lui parler pour l’interroger sur ceci et il leur répondit : « Quand à cet argent, il est votre droit autant qu’il l’est pour l’homme aux frontières de Bark Al Ghammad » (voulant dire d’un endroit éloigné)

 

Asmaa bin ‘Ubaid a dit : Anbasah bin Sa’id bin Al ‘Aas entra une fois où se trouvait ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz et lui dit : « Ô Ameer ul Mu’mineen, certes, ceux parmi les Khulafaa avant toi nous accordaient des provisions, et tu nous les as prohibées, et j’ai une famille modeste, alors n’autoriserais-tu pas que je puisse prendre pour ma pauvre famille ce qui leur suffirait ? » Et ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz lui répondit ainsi : « Les plus aimés parmi vous (pour moi) sont ceux qui gardent pour eux leurs douleurs. » Et il continua pour lui dire : « Multipliez les rappels de la mort, car si tu es limité par tes moyens, cela les fera prendre de l’essor, et si tes moyens sont en essor, alors il les limitera. »

 

Wuhaid bin Al Wird a dit : Des gens de Banu Marwaan se sont un jour rassemblés devant la porte de ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz et ont dit à son fils, ‘Abdul Malik : « Dis à ton père : ceux qui sont venus avant toi parmi les khulafaa nous donnaient des provisions et ils reconnaissaient nos positions sociales, et ton père nous a prohibé ce qui se trouve dans ses propres mains. » Alors il entra où se trouvait son père et lui répéta ce qui lui avait été dit. Alors, il (‘Abdul Malik) retourna auprès des gens et leur dit : « Mon père vous dit : « Certes, je crains la punition du Grand Jour si je désobéis à mon Seigneur. » »

 

Khalaf bin Tamim a dit : ‘Abdullah bin Muhammad nous a raconté que al-Awzaa’e a dit : ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz nous a une fois écrit une lettre que personne d’autre que Makhool et moi avions mémorisée, et dans laquelle il fut écrit ce qui suit : « Quiconque se rappelle de la mort en abondance, alors il se satisfait avec le peu de la vie de ce bas monde, et quiconque compte ses paroles en relation avec ses actes, alors ses paroles diminuent - sauf ce qui comporte un bienfait. Wa Salaam.’

 

Mu’aawiyah bin Saalih a dit : Sa’id bin Suwaid nous a raconté que ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz les dirigeaient lors des prières du vendredi, et lorsqu’il s’asseyait, ils pouvaient voir qu’il portait une chemise qui avait une poche rapiécée sur le devant, le côté et l’arrière. Alors un homme vint lui dire : « Ô Ameer ul Mu’mineen, certes, Allaah, t’a donné (i.e. des richesses), alors pourquoi ne portes tu pas ce qu’il y a de meilleur ! » Il lui répondit alors : « La meilleure des intentions est où se trouve la nouveauté et le meilleur pardon est où se trouve du pouvoir. »

 

Al-Hajjaj bin ‘Ansabah a dit : Quelques hommes de Banu Marwaan se sont réunis et ont dit : « Allons visiter Ameer ul Mu’mineen, pour gagner son affection avec quelques-unes de nos plaisanteries. » Alors ils entrèrent où il se trouvait et l’un d’eux commença à parler puis plaisanta. Alors ‘Umar lui jeta un regard, et il entendit ensuite une autre plaisanterie d’un autre homme, alors il leur a dit : « Est-ce la raison pour laquelle vous vous êtes réunis ? Pour que vos paroles puissent vous donner de la valeur ? Et entraîner de la calomnie ? Rassemblez-vous plutôt autour du Livre d’Allaah d’une manière abondante, et si vous êtes limités dans cela alors il y a la Sounnah du Messager d’Allaah (sallallahou 3alayhi wa sallam) et si vous êtes limités en cela, alors il y a la signification des ahadeeth. »

 

Rapporté par Maslamah bin ‘Abdil Malik qui a dit : Je suis entré où se trouvait ‘Umar et j’ai vu qu’il portait une chemise qui était devenue sale, alors je l’ai rappelé à sa femme (qui était la sœur de Maslamah) et j’ai dit : « Tu devrais la laver. » Et elle m’a dit ensuite : « Je le ferai. » Puis je suis revenu une autre fois et j’ai vu qu’il portait encore la même chemise (dans le même état - i.e. sale), alors je lui ai mentionné une seconde fois et elle m’a dit : « Par Allaah, il ne possède pas une autre chemise. »

 

Al Fasawa mentionne : Ibraheem bin Hishaam bin Yahyaa nous a raconté que son père lui rapporta de ‘Abdil ‘Aziz ibn ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz qui a dit : « Mansoor m’a interpellé une fois pour me demander : « Quel était le revenu de ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz lorsqu’il devint le calife ? » Je lui ait dit : « Cinquante mille dinars. » Il m’a ensuite dit : « Et qu’en était-il le jour de sa mort ? » J’ai dit : « Deux cent dinars. » »

 

Isma’eel bin Iyaash rapporte que ‘Amr bin Mahaajir a dit : « Les dépenses (journalières de ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz étaient de deux dirhams. »

 

Sa’id bin ‘Aamir ad-Dubba’ee rapporte de ‘Awn bin al Mu’tamir que ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz a dit une fois à sa femme : « Possèdes-tu un dirham pour que je puisse acheter quelques raisins ? » Elle lui répondit : « Non. » Alors il lui a dit : « Alors tu ne possèdes aucune monnaie ? » Elle dit : « Non, mais tu es l’Amir ul Mu’minin, et pourtant tu ne possèdes aucun dirham ? » Alors il lui a répondu : « Ceci m’est plus facile que les collets de fer dans l’Enfer. »

 

Marwaan Ibn Muhammed mentionna que Mohammed Ibn Mahaajir nous raconta que son frère a dit : « Amr m’a dit que Umar Ibn Abdil Aziz, pouvait porter le jour de l’Aid le vêtement d’extérieur du Messager d’Allah et tenir dans sa main un bâton ».

 


 

 

Isma’eel bin al Khutabee a dit : « J’ai lu concernant certaines de ses caractéristiquesdans des livres : il avait la peau claire, un visage doux, il était beau, bien bâti, une barbe fine, ses yeux étaient étaient enfoncés dans leurs orbites, sur son front il restait la trace de la cicatrice d’un sabot... »

 

Dans Al-Zuhd de Ibn al Mubaarak, il est mentionné : Ibraheem bin Nasheet nous a informé que Sulaimaan bin Humaid nous a raconté qu’Abee ‘Ubaidah bin ‘Uqbah bin Naafi’ entra ou se trouvait Faatimah bint ‘Abdil Malik et a dit : « Pourrais-tu nous dire quelque chose concernant ‘Umar ? » Alors elle dit : « Je ne l’ai jamais vu se laver après une janaabah ou un rêve érotique depuis qu’il est calife. »

 

Amr bin Uthmaan al-Himsi rapporte de Khaalid bin Yazeed que Ja’wanah a dit : Un jour un homme est entré où se trouvait ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz et a dit : « Ô Amir ul Mu’minin ! Ceux qui sont venus avant toi (dans le commandement), le califat était un embellissement pour eux, mais toi tu es un embellissement pour le califat. » Alors il (‘Umar) se détourna de lui.

 

‘Abdil ‘Azeez bin ‘Umar rapporte de Rajaa bin Haywah : Comme les caractéristiques morales de votre père sont parfaites ! Une fois j’ai passé la soirée à discuter avec lui lorsque sa lanterne s’atténua. Il y avait près de lui, à ce moment là, son domestique qui était endormi. Alors je dis : « Ne devrais-je pas le réveiller ? », (pour qu’il puisse la rallumer) et il dit par la suite : « Non, laisse-le. » Donc je dis : « Alors je vais me lever (pour le faire). » Et il dit : « Non, cela ne fait pas partie des bonnes manières qu’une personne se serve de son invité. » Alors il se leva lui-même, pour la remplir avec de l’huile, la rallumer, revint et dit : « lorsque je me suis levé j’étais ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz et lorsque je me suis rassis j’étais ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz. »

 

‘Ataa a dit : « ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz rassemblait les fuqahaa (juristes) chaque soir, et ensemble ils se rappelaient de la mort, de al-qiyaamah (Jour Dernier) et de l’au-delà ; ensuite, ils pleuraient comme s’ils assistaient à une janaazah. »

 

Il est rapporté que As-Saa’ib bin Muhammad a dit : Al-Jarraah bin ‘Abdillah a écrit une fois à ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz une lettre disant : « Le peuple de khurasaan est une mauvaise responsabilité, et il n’y a rien qui leur convienne à part l’épée et le fouet, alors si Amir ul Mu’minin voit ce qu’il en est, il m’autorisera à me charger de cela. » Alors ‘Umar lui récrivit en disant : « Pour ce qui suit : J’ai bien reçu ta lettre, et dans celle-ci tu me dis que le peuple de Khurasaan est une mauvaise responsabilité, et que rien ne leur convient à part l’épée et le fouet, alors certes tu m’as menti, ce qui les aiderait plutôt serait la justice et la vérité, alors faites circuler cela parmi eux. Wa salaam. »

 

Yazeeb bin Hawshab a dit : « Je n’ai vu personne qui était plus attristé que Al-Hassan (Al-Basri) et ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz, comme si l’Enfer n’avait été créé que pour ces deux-là. »

 

‘Umar bin Hafs a dit : ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz m’a dit : « Si tu entends un Musulman dire une chose, alors ne l’interprète pas de manière négative, tant que tu ne cesses pas de rechercher pour ceci une signification positive. »

 

Isma’eel bin ‘Iyaash rapporte de ‘Amr ‘Abdil bin Muhaajir qui a dit : ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz désirait une fois une pomme, alors un homme de sa famille lui envoya une pomme en cadeau et celui qui l’apporta dit : « Comme son arôme est bon et excellent. » Il répondit ensuite : « Ramène-la, Ô jeune homme (il s’adresse à celui qui lui a apporté la pomme), transmet à ton maître mon salam, et dit lui : « votre cadeau nous a touché là où vous auriez aimé. » Alors je dis : « Ô Amir ul M’uminin ! Il (l’envoyeur) est le fils de votre oncle et un homme de votre famille, et vous êtes au courant que le Messager d’Allaah (sallallahou 3alayhi wa sallam) mangeait les cadeaux qui lui étaient donnés. » Il dit alors : « Qu’Allaah te fasse miséricorde, certes, pour lui un cadeau était réellement un cadeau, mais pour nous aujourd’hui, il est devenu un moyen de corruption. »

 

Hammad bin Zaid rapporte de Ayyoob qui a dit : Il a été dit à ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz : « Ô Ameer ul Mu’mineen ! Si tu devais aller vivre (avec nous) à Médine et qu’Allaah aurait décrété pour toi la mort, et que tu serais mort là-bas ; tu aurais été enterré dans la quatrième tombe à côté de celle du Messager d’Allaah (sallallahou 3alayhi wassalam). » Alors il dit : « Par Allaah, si Allaah devait me punir par autre que le Feu, il me serait plus favorable qu’Il sache que dans mon coeur je me perçois comme convenable pour ce lieu. »

 

‘Amr bin Mujaahir a dit : « ‘Umar avait l’habitude d’allumer une bougie lorsqu’il s’occupait des affaires des Musulmans la nuit, et ensuite dès qu’il avait terminé, il éteignait la bougie et allumait à la place sa propre lanterne. » (Pour qu’il n’utilise pas l’argent du peuple pour son propre usage.)

 

Hakkam bin Salam rapporte de Abi Haatim qui a dit : Lorsque ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz tomba malada une fois, un docteur fut amené pour le voir, et après l’avoir vu il dit : « Il souffre d’un mal pour lequel il n’y aucun remède ; son cœur est dominé par la crainte. »

 

An Nufailee a dit : « An-Nadr bin ‘Arabi nous a raconté : « J’avais l’habitude d’entrer où se trouvait ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz, et il frissonnait toujours, comme si la tristesse de toute la création reposait sur lui. »

 

Hasan Al Qisaab a dit : « J’avais l’habitude de voir les loups entrain de surveiller les troupeaux de moutons dans le semi désert (steppes) durant le Khilaafah de ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz alors je dis : « Gloire à Allaah ! Les loups sont parmi les moutons et ils ne leur font même pas de mal ! » Puis le berger me dit : « Si la tête (ra’s) est vertueuse, alors le corps ne souffrira pas. »

 

Maalik bin Deenar a dit : Lorsque ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz devint calife, les bergers commencèrent à dire : « Qui est ce calife vertueux qui a pris position au-dessus du peuple ? Grâce à sa justice, les loups ont cessé d’attaquer nos moutons. »

 

Moussa bin A’een a dit : « Nous avions l’habitude de mener le troupeau de moutons à Kirmaan durant le khilaafah de ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz, de telle sorte qu’un mouton et un loup pouvaient brouter dans le même endroit. Une nuit, un loup attaqua un mouton et je dis alors : « Je ne vois pas autre signification que la mort de l’homme vertueux (‘Umar). » Ils sont alors allés se renseigner et ils apprirent qu’il (Umar) était mort la nuit même de l’attaque..

 


 

Farrat bin as-Saa’ib a dit : Faatimah bint ‘Abdil Malik, l’épouse de ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz, possédait un bijou que son père lui avait fait fabriquer, d’un style jusque là inconnu. Alors ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz lui dit : « Tu as le choix, soit tu peux mettre ce bijou dans le bayt ul-maal (trésorerie des Musulmans) soit tu me donnes la permission de te divorcer, car je n’aime pas que moi-même, toi et ceci puissent être dans la même maison. Suite à cela elle dit : « Je te préfère plutôt à cette chose même si sa valeur avait été multipliée plusieurs fois. » Alors il ordonna que le bijou soit pris et donné au bait ul maal des Musulmans. Ensuite, lorsque ‘Umar décéda et que Yazeed pris la position de Khilaafah, il dit à Faatimah : « Si tu désires, je peux te rendre le bijou. » Elle lui répondit : « Par Allaah non, je n’ai jamais préféré quelque chose à ‘Umar lorsqu’il était vivant et je ne changerai pas après son décès. »

 

  • SA MORT

 

Marwaan bin Mu’aawiyah rapporte de Ma’roof bin Mushkaan qui le tient de Mujaahid : ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz m’a dit : « Qu’est ce que le peuple dit à propos de moi ? » Je dis : « Ils disent que la magie a été pratiquée sur toi. » Alors il répondit : « Il n’y a pas eu de magie pratiquée sur moi. » Alors il interpella un jeune parmi ses domestiques et lui dit : « Malheur à toi ! Qu’est-ce qui t’a pris de mettre du poison dans ma nourriture ? » Alors il dit : « J’ai été payé mille dinars en plus on m’a donné la liberté (de l’esclavage) (on m’a promis l’affranchissement). » Il (‘Umar) dit : « Apporte-le moi (c’est-à-dire l’argent). » Il revint ensuite avec l’argent, ‘Umar envoya celle-ci au bait al maal (trésorie) des Musulmans et lui dit après : « Va t’en d’ici, où personne ne peut te voir. »

 

Muhammad ibn Muslim At-Taa’ifee rapporte de Ibraheem bin Maysarah que ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz a acheté sa tombe avant qu’il meurt pour dix deenars.

 

Layth bin Abee Ruqayyah rapporte que ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz (lorsqu’il était malade) a dit : « Aidez-moi à m’asseoir. » Alors ils l’aidèrent, ensuite il dit : « Je suis celui qui vous ait commandé et j’ai fait des erreurs ; et vous m’avez menacé et j’ai désobéi, (trois fois) mais nul n’a le droit d’être adoré sauf Allaah. » Ensuite il fixa son regard et dit : « Je vois des figures vertes qui ne sont ni des humains, ni des jinns. » puis il décéda.

 

Al Mugheerah bin Hakeem a dit : J’ai dis à Faatimah bint ‘Abdil Malik : « Lorsque ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz était malade, j’avais l’habitude de l’entendre dire : « Ô Allaah, allége leur mes tâches, ne serait-ce que pour une heure. » Elle m’a alors dit de lui demander : « Ne devrais-je pas te laisser seul, car tu semble être incapable de t’endormir. » Je sortis et je l’entendis réciter : « Cette Demeure dernière, Nous la réservons à ceux qui ne recherchent, ni à s’élever sur terre, ni à y semer ma corruption. Cependant, l’heureuse fin appartient aux pieux. (Al-Qasas (28) : 83) » Il répéta cela plusieurs fois puis se tut, et j’attendis un moment mais je n’entendis aucun son sortir de sa chambre, alors je dis au domestique qui était présent : « Malheur à toi ! Va jeter un coup d’oeil ! » Il entra dans la chambre et poussa un cri, et j’appris qu’il était mort ; il avait tourné son visage vers la qibla, avait placé une de ses mains sur sa bouche et l’autre sur ses yeux.

 

‘Ubaid bin Hassan a dit : « Lorsque sa mort approchait, ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz nous disait : « Laissez-moi seul » Alors nous le laissâmes seul, sauf Maslamah et Faatimah qui s’assirent à l’extérieur de sa porte, ensuite ils l’entendirent dire : « Bienvenue à ces visages, qui ne sont ni des humains, ni des jinns. » Ensuite il récita : « Cette Demeure dernière, Nous la réservons à ceux qui ne recherchent ... » jusqu’à la fin du verset, ensuite sa voix devint silencieuse, alors Maslamah dit (à Faatimah) : « Ton époux est mort. » par la suite ils entrèrent pour constater son décès.

 

Khaleefah bin Khayyat et d’autres rapportent que ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz est mort le vendredi cinq jours avant la fin du mois de Rajab, 101 ans après la Hijrah (l’Hégire). Il mourut (décéda) à Dair Sam’aan dans la province de Hims (Homs). Il vécut trente-neuf années et demi et son khilaafah dura deux ans, cinq mois et quelques jours.

 

Hishaam a dit : Quand la nouvelle de son décès atteint Al-Hassan (Al-Basri) il dit : « Le meilleur des hommes est mort. »

 

Ibn Wahb a rapporté de Maalik que Saalih bin ‘Ali al-Amir cherchait une fois la tombe de ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz, mais il ne trouvait personne pour lui dire où elle se trouvait, alors il fut dirigé vers un moine qui lui dit : « Tu cherches la tombe de As-Siddiq ? Elle se trouve dans ce champ là. »

 

Ibn Hibbaan le mentionne comme étant parmi les tabi’in les plus dignes de confiance (thiqaat) et Al-Bukhaari a dit : « l’Imaam Maalik et Sufyaan bin Uyainah on dit : « ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz est un Imam » »

 

Sufyaan ath-Thawree a dit : « Les Khulaafah sont au nombre de cinq : « Aboo Bakr, ‘Umar, ‘Uthmaan, ‘Ali et ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz. » (Rapporté par Aboo Dawood dans son Sunan.)

 

Sources :

Siyar ‘A’laam an-Nubalaa de l’Imaam adh-Dhahabi (Muassasaa ar-Risaalah) vol 5 pages : 114-148.

Tahdheeb ut-Tahdhib de Al-Haafidh ibn Hajar (Hindi, Hyderabad - Deccan) vol 7 pages : 475-478.

Ithaaf ul Jamaa’ah de Humood ath-Tuwaijiri (Dar as-Sami’i) vol 1 pages : 209-210.

Ta’reekh al-Khulafaa de As-Suyooti (Matba’ah as-sa’aadah, Egypt) pages : 225-246.

Silsitatul ahadith as-Saheehah de ‘Alaamah Al-Albaani (Maktaba al-Ma’aarif) vol 1 ahadith numéro 5.

Pour une fa-ida supplémentaire : voir également les lettres échangées entre ‘Umar bin ‘Abdil ‘Aziz et le célèbre tabi’i Al-Hassan Al-Basri.

Information

Produit par : Salafipublications.com

Traduit par : l’équipe de Sounna.com

Notes

[1] Cheikh Al Albani (rahimahullah) mentionne concernant ceci : je trouve invraisemblable d’appliquer ce hadith à Umar bin Abdil-Azeez, à cause du fait que son khilaafah était proche, dans le temps, du khilaafah ar-rachidah, et il n’y eu après ces derniers, ni de royauté oppressive ni même de royauté tyrannique, et Allah est Le Plus Savant. (voir as-Silsilatul ahaadeeth as-Saheehah).

[2] Il s’agit de Sulayman bin Abdil-Malik Abu Ayyub qui pris le califat de son père après son frère en l’an 96H et il était le meilleur gouverneur des Bani Ummayyah. Umar Bin Abdil-Aziz était un de ses ministres, Ibn Sirin a dit à son sujet : "Qu’Allah fasse miséricorde à Sulayman ! Il a commencé son califat en renforçant une fois de plus les prières effectuées dans leur temps, et il le termina avec sa désignation de Umar bin Abdil-Aziz. Il est mort en l’an 99H. (Voir Tarikh al-Khulafa )

[3] As-Suyuti déclare : "Abdur-Rahman bin Hasan al-Kunani a dit : ’Sulayman décéda pendant qu’il était dans une expédition à Dabuq, mais lorsqu’il tomba malade avant sa mort il dit à Rajaa bin Haywah : ’Qui devrait s’occuper de cette affaire (i.e. le califat) après moi ? Dois-je désigner mon fils ?’ Il répondit : ’Ton fils est absent’. Alors il dit : ’Mon autre fils alors.’ Et il répondit ’Mais il est trop jeune.’ Il dit : ’Qui vois-tu d’autre dans ce cas ?’ Rajaa répondit : ’Tu devrais nommer Umar bin Abdil-Aziz, et Sulayman dit : ’Je crains que cela ne plaise pas à mes frères’. Il répondit : ’Désigne Umar, et après lui Yazid bin ’Abdil-Malik, met ceci à l’écrit, et garde cela caché avec toi. Puis appelle le peuple pour prendre cet engagement tout en cachant [l’identité du nouveau calife]. Il dit ’Je vois’, puis il demanda une feuille de papier et y écrivit ses ordres au sujet de qui devra gouverner après lui, puis il la donna à Rajaa et lui dit : ’Rends toi auprès du peuple et qu’ils prêtent serment d’allégeance à celui mentionné sur cette feuille, en leur cachant son identité." Il sortit donc et dit au peuple : ’Amir ul-Mu-minin vous ordonne à tous de prêter serment d’allégeance à celui qui est mentionné dans ce livre.’ Ils lui répondirent : ’Nous ne le ferons pas’ Il revient donc auprès de Sulayman et l’informa de cela, puis il dit : ’Rends toi auprès de ceux qui font appliquer les serments et les traités, comme le personnel de la sécurité, puis réunis les gens, assure toi qu’ils prêtent serment, et celui qui refuse frappe son cou.’ Et ils prêtèrent tous le serment. (Voir Tarikh ul-Khulafah)

 

http://www.sounna.com/spip.php?article92 

Repost 0
9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 15:32

Sa lignée se joint à celle du prophète –sal Allahou ‘alayhi wa salam- au niveau du septième père. Il participa à tous les événements et résista avec le Prophète –sal Allahou ‘alayhi wa salam- le jour de la bataille de Uhud. Avec ses dents, il arracha les deux maillons qui entrèrent dans les joues du Messager d’Allah –sal Allahou ‘alayhi wa salam- et ses deux incisives tombèrent ; après cela, il était celui qui avait les plus belles incisives cassées.

Anas rapporte que le Messager d’Allah –sal Allahou ‘alayhi wa salam- a dit :
« Chaque communauté à un homme digne de confiance, et l’homme de confiance de notre communauté est ‘Ubaydah Ibn Al-Jarah ».
[Hadith authentique rapproté par Al-Bukhari et Muslim dans leurs authentiques et An-Nasaï d’après Anas]

‘Omar Ibn Al-Khatab dit à ses compagnons : « Faites un vœu », un homme dit alors : « J’aimerai avoir cette maison remplie d’or, afin que je le donne en aumône pour la cause d’Allah », puis il dit : « Faites un vœu », un homme dit alors : « J’aimerai avoir cette maison remplie de perles, de topazes et de bijoux afin que je les donnes en aumône pour la cause d’Allah », puis il dit : « Faites un vœu », ils répondirent : « Nous ne savons plus quoi dire, oh chef des croyants ! », ‘Omar dit alors : « Quant à moi j’aimerai avoir cette maison pleine d’homme comme Abu ‘Ubaydah Ibn Al-Jarah afin de les employer ».

Il disait : « Il se peut que la personne blanchisse ses vêtements et salisse sa religion, et il se peut que celui qui honore son âme, l’humilie, alors empressez-vous, qu’Allah vous fasse miséricorde, de changer vos anciens péchés en de nouvelle bonnes actions, car si l’un d’entre vous accomplissait des péchés remplissant l’espace qu’il y a entre le ciel et la terre, et qu’ensuite, il accomplisse une bonne action, celle-ci l’emporterait sur les péchés au point de les vaincre – et dans une version : au point de les dominer ».

Il disait : « Le croyant ressemble à un oiseau qui change tous les jours ».

Il fut enterré au terrain bas de Nissan en l’an dix-huit, dans un village nommé ‘Imad. [1]

[1] « L’histoire des compagnons et des pieux prédécesseurs », Ibn Al Jawzy, Editions Al Houda, pp. 131-132 retranscrit par le rappel01.fr

 

ð   L'émigration et la lutte dans le sentier d'Allah (al Hijra wal Jihad) :

 

Abû 'Ubayda a émigré en Abyssinie. Il a obtenu l'honneur de cette émigration avec les musulmans, en dépit de ce qu'il a enduré comme fatigue et peine. Il y resta jusqu'à ce que le Prophète sallallahu 'alayhi wa salam émigra à la Médine. Puis il ne tarda pas à le suivre.

Le jour de Badr, L'Homme de Confiance de la Communauté se distingua avec son courage au point d'obtenir le pardon accordé par Allah à la famille de badr (les lutteurs de cette bataille). En fait Il 'azza wa jall pardonna leurs péchés passés et futurs.

Le Jour de Uhud, il défendit le Prophète sallallahu 'alayhi wa salam avec bravoure et se fit casser les dents. Abu 'Ubayda resta ferme durant ce jour inoubliable, ainsi que d'autres conpagnons qui résistèrent aux assauts furieux des Qurayshites voulant attenter à la vie du prophète sallallahu 'alayhi wa salam.

'Umar a fait l'éloge d'Abû 'Ubayda après qu'il a eu les dents brisées en disant de lui : "Je n'ai jamais vu d'homme aux dents cassées qui est plus beau qu'Abû 'Ubayda".

Le jour de Dhât al Salâsil, lorsque le prophète sallallahu 'alayhi wa salam fut informé que les membres de la tribu d Qudâ'a se sont rassemblés pour envahir Médine, il fît de 'Amru ibn al 'As l'emblème afin d'aller s'opposer à eux. 'Amru remarqua que les ennemis étaient nombreux. Il demanda alors au prophète sallallahu 'alayhi wa salam de lui envoyer des renforts. Le messager d'Allah sallallahu 'alayhi wa salam lui envoya deux cents Emigrés et Auxiliaires ayant à leur tête Abu 'Ubayda ibn al Jarrah. Aussi parmi ces renforts, il y avait Abu Bakr et 'Umar qu'Allah les agrées. Lorsque Abu 'Ubayda arriva auprès de 'Amru il lui dit : "Le Messager d'Allah sallallahu 'alayhi wa salam m'a dit " Lorsque tu arriveras chez ton compagnon, travaillez en coordination et n'ayez pas de divergences" et il ajouta "donc meme si tu me désobéis, moi je t'obéirai!"

Les historiens sont unanimes sur le fait qu'Abu 'Ubayda a fait preuve de grandes qualités morales durant cette expedition, en se mettant sous l'autorité de 'Amru ibn al 'As, comme tous les autres musulmans. En fait à cette époque 'Amru était l'Emir et le chef de l'expédition. [1]

 

 [2] Tiré du livre "Les Dix Elus du Paradis" par 'Abdul Mun'im al Hashimi aux éditions ibn Hazm pages 47-48

Repost 0
13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 20:18

السلام عليكم ورحمة الله وبركاته

 

 

Aimer les compagnons du Prophète ainsi que sa famille, leur attribuer un rang priviligiè, tout cela fait parti de la foi du musulman. les plus méritants parmis eux sont ceux qui ont été les premiers à embrasser l'islam. le musulman les aiment parce que Allah et son Prophète les aiment.



Allah nous le fait savoir dans le verset suivant: Allah fera surgir un légion d'homme qu'il aimera et qu'ils l'aimerons, humbles vis-à-vis des croyants, mais résolut contre les infidèles. Ils combattront dans la voie d'Allah, ne craignant pas les reproches de quiconque les critiquera.

Allah dit aussi dans un autre verset: Et les prédécésseurs, les premiers, parmis les émigrés et les ançars et ceux qui les suivent de la meilleure façon. Allah a été satisfait d'eux et ils sont satisfait de lui. Il leur a accordé des jardins sous lesquels coulent des rivières. Ils y sont éternellement pour toujours. cela est la réussite immense.

Allah dit aussi: Mohammed et messager d'Allah. Et ceux qui sont avec lui sont dur envers les mécréants, miséricordieux entre eux. Tu les vois inclinés, prosternés, recherchant d'Allah grâce et agrément. leurs visages sont marqués par la trace laissée par la prosternation. Telle est leur image dans la Thora. Et l'image que l'on donne d'eux dans l'évangile est celle d'une semence qui sort sa pousse, puis raffermit, s'épaissit, et ensuite se dresse sur sa tige, à l'émerveillement des semeurs....

Il dit aussi: Et ceux qui ont cru, émigré et lutté dans le sentier d'Allah, ainsi que ceux qui leurs ont donné refuge et porté secours, ceux là sont les vrais croyants, à eux le pardon et une récompense généreuse.

Il dit aussi: les tous premiers croyants parmi les émigrés et les auxiliaires et ceux qui les ont suivit dans un beau comportement, Allah les agrés, et ils l'agréent. Il a préparé pour eux des jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, et ils y demeurerons éternellement. Voici l'énorme succés.

Définition d'un compagnon:

L'imam Boukhari l'a définit comme suit: Tout musulman qui s'est trouvé en compagnie du Prophète ou qui l'a vu a droit au titre de compagnon.
Des hadihts sur l'importance des compagnons:

Le Messager d'Allah a dit: Les meilleurs dans ma nation sont ceux de mon époque. Au dessous d'eux seront de l'époque suivante, et au dessous d'eux, ceux de l'époque qui viendra ensuite...

D'aprés Abou Sa'id l'Khoudri, le Prophète a dit: N'injuriez pas mes compagnons, car vous dépenseriez en aumône une somme égale à un monceau d'or du volume du mont Ohoud que vous n'attiendrez pas le même mérite que celui d'entre eux qui a donné un modh ou même la moitié d'un modh.

d'aprés Anas: Un homme interrogea le Prophète au sujet de l'heure suprême, il lui demanda quand elle aurait lieu. qu'as tu préparé pour ce moment là ? dit le Prophète (saw). Rien répliqua l'homme, sinon l'amour que j'ai pour Allah et son envoyé. Et bien! reprit le Prophète (saw), tu seras avec ceux que tu aimes. Jamais, ajoute Anas, nous n'éprouvâmes une joie égale à celle que nous êumes en entendant ces paroles. Quant à moi, j'aime le Prophète (saw), Abou bakr et omar, et j'espère qu'à cause de l'amour que j'ai pour eux, je serai avec eux, bien que je n'ai rien fait de comparable à ce qu'ils ont fait.

Parlant de ses compagnons, le Prophète a dit: Craignez Allah en mes compagnons, ne les prenez pas pour cible aprés moi. Celui qui les aime, c'est pour moi qu'il les aime. Celui qui les déteste, c'est pour moi qu'il les déteste. celui qui leur fait du mal, c'est à moi qu'il en fait. celui qui me fait du mal, c'est à Allah qu'il le fait, et celui qui fait du mal à Allah, celui ci ne tardera pas à le saisir.

D'aprés ibn Abbass, le Prophète  a dit: Si j'avais à choisir un ami dans mon peuple, c'est Abou Bakr que je choisirai, mais il est mon frère en islam et mon compagnon.

D'aprés Abou hourayra, l'envoyé d'Allah a dit: Dans toute les nations qui vous ont précédés, il y eut des inspirés du ciel. S'il doit en avoir un dans mon peuple, ce sera Omar.

D'aprés S'ad Ibn Abou Waqqas, le prophète a dit à Ali: N'es-tu pas satisfait d'être vis à vis de moi dans la situation de Araon à l'égard de Moïse ?

 

  


Quelques récits de compagnons:

Abou Bakr: Le premier compagnon fut Abou Bakr, avant l'islam il s'appelait Atik. L'adhésion d'Abou bakr s'accomplit des la premiere heure de la révélation, il était le premier homme libre qui y entra. Le Prophète a émis sur lui un avis sans pareil, je n'ai appelé personne à l'islam sans qu'il y ai en lui un recul, de la réflexion et de l'hésitation, sauf Abou Bakr, il n'attendit pas un instant lorsque je lui ai parlé et n'hésita pas.

Othmân Ibn 'Affane: Il fut plus tard un des califes, son surnon de paternité est Abou Abdellah, il est aussi appelé Dhou l'Nourayn pour avoir épousé deux filles du Prophète . Il entra dans l'islam par l'entremise de Abou Bakr.

S'ad Ibn Waqqas: Il était l'oncle maternel du Prophète car son grand père était Oubeyd, l'oncle de Amina la mère du Prophète, ses voeux étaient toujours exaucés. On disait: Méfiez vous de l'invocation de S'ad.

Abou Obyda: Surnomé "L'homme de confiance de la communauté" et l'un des dix annoncés au paradis. C'était lui qui avait extrait avec ses incisives les deux anneaux de la cuirasse enfoncés dans la joue du Prophète à la bataille de Ohoud.

Omar Ibn Lkhattab: Il passa un jour prés d'un homme et le critiqua pour s'être converti à l'islam. Au lieu de me blâmer, lui dit l'homme, tu ferais mieux d'adresser tes semonces à qui en est le plus concerné que moi ! Lesquels lui demanda Omar ? Ta soeur et ton beau frère, répondit l'homme. Omar se dirigea immédiatement vers la maison de sa soeur Fatima, marié à S'aid Ibn Zayd. Est ce vrai ce que j'ai entendu sur vous ? Ils le confirmèrent. Omar ne pût se maîtrisé, il assena à sa soeur un coup sur la tête qui se couvrit de sang. Oui nous avons embrassé l'islam malgré toi! Omar rougit de voir le sang couler de la tête de sa soeur. Il remarqua un écrit entre leurs mains. Montrez moi cette feuille, leur dit-il. Non, répondit fatima, seuls ceux qui sont purs peuvent y toucher. Omar alla se laver. On lui remit la feuille et il lut: Ta ha. Nous ne te révélons pas ce coran pour te faire souffrir, mais plutôt en rappel pour quiconque craint Allah. Il est révélé par celui qui a crée la terre et les cieux, sublimes, le bienfaiteur, il siège sur le trône. Lui appartient ce qui est dans les cieux, et la terre, ce qui est entre eux et ce qui recèlent les profondeurs du sol. Peu importe que tu lèves la voix ou la baisse, il décèle tous les secrets. Il est Allah, aucun autre avec lui, il a les plus beaux noms. Omar fut pénétré de la majesté de ces versets, et embrassa l'islam.

Bilal: Il était l'esclave de omeyade Ibn Khallaf, il le torturait en l'exposant au le soleil, tantôt à plat ventre, tantôt sur le dos. Il lui mettait une grosse pierre sur la poitrine et disait: Tu resteras ainsi jusqu'à la mort à moins que tu renies ta foi. Bilal patient ne faisait que de répéter: L'unique, l'unique, Abou Bakr acheta Bilal et l'affranchit aussitôt.

Comportement envers les compagnons:
 
-Le musulman doit les aimer.
-Le musulman doit les prendre comme exemple. ce sont eux qui pratiquaient le mieux l'islam avec le coran et la sunna, on doit pratiquer leur methode, sans innover dans les adorations.

 



Source : http://minhage.ifrance.com/

 

http://muslimislam.fr/index.php?page=plus&cible=sahabas&id_sahabas=1

Repost 0